|
Extrait de "Crépuscular Dawn" de Paul Virilio
|
"I met a young French artist, Anne Esperet, who
is dabbling with self-eugenics and considers technological manipulations
of the body to be an alternative utopia, an attempt to anticipate
individual genetic choices through a kind of exploratory forward
flight, just like Orlan¹s work. So she didn¹t hesitate to go to
actual slaughter-houses and select the parts to be cut out of pigs,
cattle, etc. Then she electronically recomposed monstrous anthropological
configurations with pieces of lung, etc. Her "bio-fictional" images
are sometimes unsettling, to say the least, but sometimes they simply
look like comic strips, big blue veal floating over various pieces
of anatomy... I find it terrifying. It¹s a sign of the art of abjection.
Contrary to those American artists in the eighties who tried their
hands at " abject art" and ended up objectifying the abject by mimicking
certain repulsive substances, excrement, etc., Esperet¹s kind of
"portraits" mostly don¹t not come off that way. They are colorful,
brash, pastel pink, a kind of parody of themselves and of actual
monstrosities to come. Yes, but there is no art without the practice,
and the practice of cutting pure bodies to recompose them... "
à parraitre
en octobre novembre à la MIT press
|
L'Humanité
hebdo juin 2001
Expo-photo
BESTIAIRE
|
Aujourd'hui,
le devenir du corps humain manipulé,manipulable (greffe,
clonage, thérapie génique, thérapie cellulaire,
organogenèse), et le lien de l'homme avec son corps transformable
génèrent fictions et spéculations. Ce sont
ces espoirs, ces fantasmes et ces terreurs que donnent en représentation
les créatures hybrides d'Organismes 2ème génération"
d'Anne Esperet. Comioquesn, obscènes, source d'épouvante,
ces animaux d'un autre type, fusion anarchique et iconoclaste de
morceaux de corps humain et de corps animal, semblent se développer
dans un espace clinique et aquatique. Cet étrange bestiaire
nous interroge sur notre part d'animalité et sur les véritables
progrès à attribuer à la science. Travail d'expérimentation,
les photographies d'Anne Esperet traduisent ses recherches entamées
au cours de ses études aux Beaux Art de nancy, et la conduisent
vers la construction d'un système optique inspiré
de la plongée sous-marine. A voir.
Virginie Gatti
|
Le républicain Lorrain
Les Organismes génétiquement modifiés d'Anne Esperet
s'exposent
|
Jusqu'au 2 juin
la jeune photograp^he Anne Esperet expose un bestiaire surprenant
au forum de la Fnac de nancy. Ses conpositions photographiques usent
d'une technique inédite et pour le moins étonnante.
Nancy._Troublants ces organismes modifiés en suspension sur
fond bleu pâle.A se demander si elles sont vivantes ces créatures,
sourties tout droit des bocaus du laboratoire d'un savant fou, d'un
généticien en mal de création. D'autant plus
surprennant lorsque l'on croise le doux regard bleu-vert de la jeune
photographe autreur de ces mùonstres de composition. Ancienne
élève de l'Ecole des Beaux Art de Nancy, Anne Esperet
s'est toujours interessée, d'un point de vue plastique à
tout ce qui est vivant,au rapport de l'homme à la nature.
"La biologie, les bio-sciences,sont un sujet propice à
la science fiction et à toutes les spéculations.Des
choses importantes s'y passent en matière de manipulation
du vivant par exemple. Les aboutissement les plus récents
de ces recherches restent pourtant dans le secret des laboratoires
alors que leurs conséquences concernent tout le monde ",
explique l'artiste.Après la série "Organismes
première génération" où les compositions
étaient réalisées à partir exclusivement
de morceaux de corps humain, la 2ème génération
joue sur les mélanges, intégrant à ces bestioles
hybrides des morceaux de corps d'animaux.Les photographies ne souffrent
d'aucunes manipulations numériques. Anne Esperet use d'une
technique inédite qui joue avec la qualité d reflexion
de l'eau.
Série
sans nom
Au final, un
résultat original, un côté jamais vu qui a retenu
l'attention du jury parmis les 91 candidats du concours "Attention
talent photo" de la Fnac pour la région Nord est. Les
20 compositions ne portent pas de titres, mais des numéros,
un autre clin d'oeil de la jeune femme quio accentue l'aspect "laboratoire"
Aartificiel, de la série. Elles s'incrivent dans un vaste
projet à venir qui devrait rassembler 277 photographies,
chiffre symbolique qui corespond au nombre d'essaits qui ont ratés
jusqu'à la réussite du clonage du mouton Dolly.
Le langage est efficace, en tout cas.La jeune photographe s'adresse
à tous. "Mes monstres sont drôles, gore, parfois
obscènes. Je ne souhaite pas effrayer mon public. Dans le
genre trash on a fait plus violent en exposant des corps abimées,
déformés, blessés, souligne Anne Esperet non
sans malice. L'art a encore le pouvoir de se poser en observateur
critique et suspicient. En pointant des sujets délicats,
controversés, risqués, et en fesant appel à
l'imaginaire, à nos fantasmes, l'aspect réel des photographies
peut jouer un rôle essentiel. Il s'agit là d'une véritable
stratégie"
|
L'est republicain
Stan zapping Talent photo
|
Lauréate
pour le grand Est de l'edition 2001 du concours"Attention talent
photo" Anne Esperet présente ses "Organismes 2ème
génération" jusqu'au 52 juin à la fnac
de Nancy, une exposition dont le vernissage a eu lieu hier soir.
Cette jeune photographe nancéienne réalise, grâce
à un système optique qu'elle a elle-même mis
au point, des clichès d'étranges bestioles hybrides
composées de morceaux de corps humains et de restes d'animaux.
Le résultat saisissant interroge aussi le spectateur sur
les nouvelles voies ouvertes par la génétique, le
clonage notamment.
|
|