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CARMINA BURANA


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CARMINA BURANA

 

 

   

Carl Orff (1895-1982) est issu d’une famille de la grande bourgeoisie de Munich ; sa mère est pianiste et son père officier. Il commence l’étude du piano à l’âge de cinq ans et réalise ses premières compositions dès l’âge de dix ans. Sa première publication date de 1911. Fervent admirateur de Shakespeare, il apprécie également la tragédie grecque antique. En 1934, il compose la musique du défilé des enfants lors des Jeux Olympiques et trois ans plus tard, il présente un opéra en trois acte intitulé « Carmina Burana » qui restera sa plus grande œuvre et surtout la plus connue mondialement.

 

On a souvent reproché à Carl Orff sa composition musicale pour les Jeux Olympiques et ses représentations durant toutes ces années où l’Allemagne s’appelait Reich. S’il n’a pas pris position contre le fascisme qui régnait dans son pays, il fallait néanmoins un certain courage pour présenter « Carmina Burana » dont les textes, en allemand, français et surtout latin, dénoncent pour certains les erreurs de l’Etat et de l’Eglise et font pour d’autres l’éloge de la nature et de l’amour, sans oublier la fabuleuse invocation au destin.

 Les « Carmina Burana » (Chants de Beuren) sont issus d’un recueil de poèmes médiévaux qui compte quelque deux cents chansons et poèmes en bas latin, moyen allemand et vieux français. Composées par les Goliards, des moines marginaux, ces chants profanes ont pour thèmes l’amour, l’ivresse, le jeu, la parodie de scènes religieuses, la critique de l’Etat et de l’éducation, la dégradation des mœurs, sur des musiques aux styles très variés.

 

 

 

 L'œuvre commence par l'étourdissante invocation à la déesse Fortuna...

François LEGEE dirige le choeur et l'orchestre symphonique GRADUS AD MUSICAM

Réalisation : Claude TOURNON

Mise en scène : Jean-Luc MICHEL

Vidéaste : Anouar BRISSEL

 

     

Trois tableaux suivent : le premier printemps, la taverne et l'amour…

 

  

 Célia PIERRE, soprano

Michel MARQUEZ, contre-ténor

Christophe GAY, baryton

 

   

... avant de s'achever sur le thème initial. La boucle est bouclée. La roue de Fortuna peut recommencer à tourner et avec elle le manège infernal des soucis, des plaisirs et de l'amour.

 

 

  

L'émotion que suscite cette oeuvre magistrale est due à la fois aux instruments et aux voix.

Au Choeur du GAM s'était joint le Choeur d'enfants des ateliers artistiques des collèges Guynemer de Nancy, Emile Gallé d'Essey-les-Nancy et Albert Camus de Jarville.

 

 

 J'ai regretté personnellement le manque d'espace sur scène ; les chanteurs et acteurs n'avaient que peu de place autour de Fortuna pour évoluer. Quant au cygne... il ressemblait un peu à une grosse dinde farcie de Noël ! Mais ce clin d'oeil un peu kitsch entrait finalement assez bien dans le thème de la truculence évoqué dans l'oeuvre. Intéressantes et très originales en revanche étaient les images diffusées sur un écran géant.

Après le final, le point d'orgue de cette oeuvre, qui génère une formidable onde d'émotion, l'orchestre s'est tu, sur un geste sec de son bondissant chef, aussi abruptement qu'il avait commencé. Mais François Légée et ses musiciens ne se sont pas fait prier longtemps pour nous offrir un bis du n° 1 des Carmina Burana ou n° 25, puisqu'il commence et clôt le spectacle, 25 comme l'anniversaire du GAM qui nous a, une fois de plus, donné beaucoup de plaisir. Le public en délire a applaudi en cadence pendant dix minutes après ce bis, espérant peut-être un ter... Nous n'aurions pas dit non... mais nous avons finalement eu pitié de François Légée, qui doit perdre quelques kilos lors de chaque concert, et de ses musiciens.

 

 

J'attendais cette soirée avec impatience. J'avais découvert la musique de « Carmina Burana » il y a une quinzaine d'années lors d'un spectacle de patinage artistique !… J'ai constaté depuis que le thème principal est souvent repris pour des démonstrations diverses. Si je connaissais donc bien les thèmes musicaux de cette œuvre magistrale, je n'avais en revanche jamais assisté à sa représentation scénique. De plus, cela aurait lieu dans une nouvelle salle, Espace Chaudeau à Ludres près de Nancy. Or voilà que la veille du spectacle, mon amie et photographe pour mes reportages sur ce site est tombée malade. Incapable de quitter le lit suite à une sévère angine, elle me confia son nouvel appareil photo qu'elle avait eu à peine le temps d'étrenner. Les photos de ce reportage lui sont donc dédiées.

 

(sources : http://users;skynet.be/aecoute/orff/quietaitorff.htm)

 

 

 

   

Isabelle Chalumeau (écrivain public)

ZAZ-ECRITOIRE

BP 30125

54715 LUDRES

Tel : 06.70.35.05.76

courriel : isabelle.chalumeau@wanadoo.fr et ichalumeau@free.fr

Sites : www.toutnancy.com/toutecrire et http://ichalumeau.free.fr