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Alsacherie plasticien


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Alsacherie plasticien
 
 
On sait pas trop ce que c'est, on c'est pas pourquoi, on sait pas grand chose sauf que c'est la, dehors
pres de chez vous.

 C'est peu etre vous, ou vos parents ou ceux des autres, une carte postal, une photo de votre communion oubliée. 
 
On tombe dessus comme il tombe sur vos souvenirs, il exhume ce pays lointain ou les fillette voulaient ressembler a des filmstar .

 
On c'est pas trop qui il est, il intervient la nuit tombée, ca spécialité c'est les portraits. Il parait qu'il va passer bientot a nancy, qu'il cherche des endroits interessants...
 

Murs L'afficheur se dévoile

Depuis quelques mois, le plasticien Alsacherie tapisse des murs mulhousiens d'images étonnantes. Une histoire qui a commencé simplement, dans la rue du Manège où il possède un atelier.

« Il y a eu un petit déclic, raconte Alsacherie. Quand je suis venu ici pour travailler dans mon atelier, j'ai trouvé un vieux négatif par terre dans la rue, quartier Porte du Miroir, pas loin du quai. C'était le portrait de deux gamins. Le premier acte, c'était de faire remonter à la surface un souvenir… »

Février dernier, après avoir reproduit le négatif, agrandi chaque parcelle de l'image sur plusieurs feuilles A3 (30 fragments), Alsacherie colle ce souvenir venu d'ailleurs en bordure du quai des Cigognes, devant l'école des beaux-arts. La nuit, à l'abri des regards.

L'impact est immédiat. Des gens qui se promènent ralentissent à la hauteur de l'image, regardent, intrigués. Intrigués et contents. Alsacherie a pu s'en rendre compte lorsqu'il a opéré au « nettoyage ». « Quand j'arrachais les images, je me faisais engueuler par les passants… »

Les gens ne sont pas habitués à voir de telles choses dans le paysage urbain. Beaucoup ont cru que c'était une opération de la mairie… Jusqu'à présent, j'ai fait ces différents collages incognito…»

Ce qui intéresse Alsacherie, au-delà de la curiosité qu'il suscite, ce sont les réactions humaines qu'engendre l'acte artistique. Des personnes qui ont pris connaissance des vieilles photos de famille, communions, souvenirs de classe au collège Lambert, des images sépia qui racontent le temps d'autrefois. Attention, il n'y a aucune sorte de nostalgie là-dedans. Alsacherie reproduit aussi des photos contemporaines. Ce qui conduit son geste, c'est la rencontre. Un négatif ramassé dans une rue mulhousienne, d'autres achetés aux puces ou donnés par des amis. Des petites bribes d'histoires humaines semées dans la ville pour offrir autre chose aux regards qui passent. Chacun l'accueille avec sa propre sensibilité.

« Je suis bien tombé là-dedans… Ça me permet de sortir de l'atelier, d'aller dans la rue. J'ai envie de continuer… »

Alsacherie a affiché ses images ailleurs, au Noumatrouff, sur le parapet du pont derrière les beaux-arts, dans d'autres villes aussi.

Frédérique Meichler (source : journal l'Alsace du 18 juillet 2007

Souvenirs à ciel ouvert

L'afficheur du quai, c'était lui. Le plasticien Alsacherie multiplie depuis quelques mois les collages de photos anciennes dans la ville. Et le public semble apprécier...

Depuis cet hiver, Mulhouse est devenu le théâtre d'un curieux phénomène. Des bribes de souvenirs apparaissent sur les murs, Mulhouse est devenu le théâtre d'un curieux phénomène. Des bribes de souvenirs apparaissent sur les murs : une vieille photo de classe du lycée Lambert, un fier conscrit arborant un calot à pompon, des communiantes d'avant-guerre … Bref, toute une série de visages qui semblent d'abord de parfaits inconnus, avant qu'on ne s'avise qu'il pourrait tout aussi bien s'agir d'un de nos parents oubliés.

Tout a commencé il y a six mois, lorsque Alsacherie ramasse par hasard sur le trottoir un vieux négatif : deux gamins posant sur un pont. Pour ce plasticien installé à Mulhouse depuis sept ans, c'est le déclic. Dans les marchés aux puces, il se met à acheter des séries de vieilles photos : « C'est toujours bizarre : j'ai l'impression que les gens vendent leurs souvenirs. »

Riverains et passants intrigués

Pour sa première installation, il choisit le mur situé en contrebas du quai des Pêcheurs. L'endroit est propre et bien visible. « Ce qui me motive, c'est d'être vu du public. Je voulais proposer ces photos aux gens, reprend-il. Et j'ai aussi la satisfaction de choisir mon lieu et mon temps d'exposition. » Un imprimeur lui fournit des reproductions géantes de chaque cliché, découpées en feuilles A3 qu'il s'agit d'assembler comme un puzzle. Nuit après nuit, l'artiste ajoute ainsi de nouvelles photos.

Et cet album à ciel ouvert ne laisse pas les habitants du quartier indifférents. Sur le pont où Pierre Fraenkel traine incognito, nombreux sont les passants à engager la discussion. « Je voyais que les souvenirs que j'avais récupérés étaient prétexte à évoquer les leurs », raconte le plasticien. Un ancien militaire s'interroge sur l'uniforme du soldat, des retraités essayent de deviner dans quel établissement a été prise la photo de classe… Alsacherie, qui dévoile le pot aux roses à un passant, reçoit même de ce dernier un nouveau cliché.

Une jeune fille aux allures de passeur

Depuis, le plasticien a investi d'autres lieux. Il a recouvert d'un immense collage le mur qui barre le pont condamné entre le quai des Pêcheurs et celui des Cigognes. Devenues comme transparentes, les briques laissent apparaître les rails qui rappellent la vocation industrielle de l'ouvrage tandis qu'une jeune fille flotte en son centre, comme un passeur vers une autre époque.

Même s'il colle ses affiches dans une relative discrétion, Alsacherie se défend de faire de l'affichage sauvage. Il décolle lui-même ses œuvres dès que les dégâts deviennent irrémédiables. Lorsqu'il avait retiré sa série du quai des Pêcheurs, au bout de trois mois, les passants avaient d'ailleurs protesté… Et si plus aucune de ses installations n'est visible aujourd'hui dans les rues de Mulhouse, son site internet (alsacherie.free.fr) en conserve les traces. Il est d'ailleurs possible de l'y contacter pour lui proposer des photographies…

Jean-Michel Lahire (source : DNA n° 146 du samedi 23 juin 2007)

 

Les places pour handicapés ont un visage

Alsacherie, plasticien professionnel, ancien élève de l'école des Beaux-arts, dirige un atelier à Mulhouse depuis quatre ans. Il a une attirance pour les fresques et a notamment réalisé celles du Noumatrouff et de la librairie Alsatia.
En travaillant sur du papier de machine de carbone bleu, l'artiste a eu récemment une idée: pourquoi ne pas humaniser les places de parkings pour handicapés en y figurant des visages ?

Un projet artistique

Le magasin Atlas de Kingersheim a été sensible à ce projet et a passé commande au peintre pour la réalisation de trois aires de stationnement.

Pierre s'est mis à l'ouvrage hier dimanche et a également été chargé de mettre en place les plaques routières verticales réglementées. Les visages peints en blanc sur fond bleu sont expressifs, attirent le regard et le résultat est étonnant!

Outre l'aspect artistique, l'opération a aussi pour but de sensibiliser le public quant au respect du stationnement sur ces emplacements réservés aux handicapés.

Il est très possible que cette expérience, apparemment unique dans la région, fasse des émules.

Si la météo le permet, Alsacherie sera encore présent mardi 1er novembre.

Nouveau visage pour les places handicapées

Alsacherie donne un nouveau visage aux places de parking pour les personnes handicapés. Trois places arborent déjà de grands visages blancs sur fond bleu (les couleurs du logo habituel de ces places) devant le magasin Atlas au Kaligone. « J'étais agacé par le peu de respect dont font preuve les gens parfois, commente ce jeune Mulhousien de 32 ans. Mon but était de sensibiliser les habitants au respect des autres et d'humaniser les places réservées aux personnes handicapées. » D'où l'idée de décliner ces grands visages, visibles de loin, ceux des personnes de son quotidien.

Ce plasticien n'en est pas à son coup d'essai. Il a déjà laissé sa marque sur la fresque du Noumatrouff et sur les volets de la librairie Alsatia à Mulhouse. Une démarche avant tout urbaine. "Je veux mettre la peinture au service et au contact des habitants, au sein de l'espace public", ajoute Alsacherie. Gageons que sa dernière initiative ne manquera pas de séduire d'autres magasins et collectivités.

Plus d'infos sur http://alsacherie.free.fr/index.html