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GAM : gazette n° 23


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La Gazette du GAM
N° 23 - janvier 2008

 

Pergolèse
Stabat Mater

Et la musique fondit en larmes ...

 

LE DIVIN POÈME DE LA DOULEUR - Le sublime Stabat Mater de Pergolèse, ce "divin poème de la douleur" (Bellini), jouit d'une faveur et d'un prestige exceptionnels. Destiné au culte catholique de la semaine sainte, c'est une déploration construite sur un texte du XIII° siècle exprimant les douleurs de la Vierge Marie lors de la Passion du Christ. Pergolèse l'acheva quelques jours seulement avant sa mort, à 26 ans. L'écriture vocale particulièrement brillante, la qualité mélodique et la limpidité des phrases musicales font de cette œuvre un point de passage entre la tradition baroque et le style préclassique. Mais c'est surtout l'intense expressivité de cette musique qui a forgé son succès.

Dès la mort de son auteur, le Stabat Mater de Pergolèse connut en effet un succès foudroyant dans toute l'Europe et donna lieu à de nombreuses interprétations. Le grand BACH lui-même, qui ne manquait pourtant pas d'inspiration, en fit une adaptation en allemand (cf. ci-dessous).

Nul doute que Laure BAERT & Marie LENORMAND sauront donner au Stabat Mater de Pergolèse son expression particulièrement poignante qui étreint le cœur de tous les mélomanes depuis 1736.

Le programme de ce concert comportera également les deux œuvres suivantes :

MOZART - Exsultate, jubilate
Mozart écrivit ce motet 1773 lors de son troisième voyage en Italie pour le castrat Venanzio Rauzzini qu'il avait admiré précédemment et à qui il avait confié un rôle dans son opéra Lucio Silla qu'il venait d'achever.

Carl Philip Emanuel BACH - Concerto pour flûte en ré mineur
La cour de Frédéric Le Grand, au XVIII° siècle en Prusse, était l'un des centres musicaux les plus riches de tous les temps. Le souverain s'entourait des plus talentueux compositeurs, professeurs et musiciens de l'époque. C.Ph.E. Bach a écrit plus de 300 œuvres pour Sa Majesté, dont de nombreuse dédiées à l'instrument choisi du roi, la flûte traversière. Le concerto en ré mineur en est l'un des joyaux.

ATTENTION
La mairie de Nancy ayant décidé la fermeture sine die de la salle Poirel, ce concert aura lieu à l'église Saint-Léon

Jeudi 31 janvier 2008 à 20h45 - Eglise Saint-Léon, Nancy

Interprètes :
Laure BAERT, soprano
Marie LENORMAND, mezzo soprano
Renaldo GRECO, flûte

Thierry BOHLINGER, continuo

Orchestre de Chambre GRADUS AD MUSICAM
Direction : François LEGÉE

Tarifs : 16€ (normal), 12€ (réduit), 13€ (adhérents FNAC), 6 € (étudiants 20mn avant le concert)

Réservations :
  • Salle Poirel 03 83 32 31 25
  • Magasins Fnac 0 892 68 36 22 (0,34€/min) - www.fnac.com - Carrefour - Géant
  • FranceBillet : 0 892 692 192 - www.francebillet.com

 

Giovanni Battista PERGOLESI (1710-1736) - Malgré une existence très brève, Pergolèse est un des génies les plus authentiques du préclassicisme italien. Il entra vers 1722 ou 1723 au célèbre conservatoire napolitain "dei Poveri di Gesù Cristo". Dès la fin de ses études, à 22 ans, il connut le succès grâce à ses opéras.

A la fin de l'année 1732, qui vit la présentation des deux premiers opéras de Pergolèse sur les scènes napolitaines, la ville de Naples fut secouée par un violent tremblement de terre, et des services religieux solennels de supplication et de pénitence eurent lieu dans les principales églises. C'est à cette occasion que Pergolèse composa une messe solennelle à dix voix, double chœur, deux orchestres et deux orgues, ainsi que les vêpres solennelles à cinq voix, dont le "Confitebor tibi, Domine", particulièrement remarquable par ses richesses harmoniques.

Dès lors, la carrière du musicien était assurée, mais il fut prématurément emporté par la tuberculose, laissant cependant à la postérité une œuvre abondante : Il composa une dizaine d'opéras, notamment La Serva padrona, et de la musique sacrée, dont le fameux Stabat Mater, son chant du cygne et son chef-d'œuvre.

 

PERGOLÈSE & BACH : le Stabat Mater en partage - Le culte marial étant étranger à la foi luthérienne, Bach n'a pas composé de Stabat Mater, mais il a utilisé, avec quelques adaptations, la musique de Pergolèse en lui substituant le texte du Psaume 51 pour en faire le motet "Tilge, Höchster, meine Sünden", BWV1083 (le Miserere). Cette adaptation de Bach n'est connue que depuis le milieu du XX° siècle, grâce à la découverte d'un manuscrit autographe.

Le Stabat Mater de Pergolèse, achevé en 1736, connut un succès phénoménal et immédiat dans toute l'Europe. On l'entendit pour la première fois en Allemagne vers 1740. C'est donc entre les années 1741 et 1746, à Leipzig, que Bach rendit cet hommage au musicien italien avec cette paraphrase habillée d'un texte biblique en allemand pour l'édification des ouailles du culte luthérien. La musique n'a décidément pas de religion...

Lucas Cranach (1472-1553), descente de croix

 


LAURE BAERT : UNE SIRENE EMBRASE LA SCÈNE - Laure BAERT est l'une des artistes préférées du GAM. Elle se produira dans le Stabat Mater avec Marie Lenormand. Un duo qui promet de belles émotions.

Originaire du Nord, Laure BAERT a commencé la musique par le piano. Elle souhaitait devenir avocate ou juge pour enfants, mais, poussée par une force invisible et bienfaisante, elle entreprit des études de chant à 17 ans. Installée par la suite à Nancy, elle étudia au CNR de Nancy dans la classe de Christiane Stutzmann : elle y reçut la médaille d'or et le prix de perfectionnement à l'unanimité ainsi que les premiers prix de formation musicale et d'analyse. En 2003, elle fut " Voix d'Or Opéra " au Concours National des Voix d'Or à Metz et s'illustra dans de nombreuses productions d'opéra à Nancy, Metz, Caen, Reims, Rennes et Bordeaux entre autres : " Jakob Lenz " de Rihm, " Didon et Enée " de Purcell, " Un Ballo in Maschera " de Verdi, " Carmen " de Bizet, " Iphigénie en Tauride " de Gluck, " L'Elixir d'Amour " de Donizetti, " Vénus et Adonis " de Desmarets et " Il mondo della luna " de Haydn à l'opéra de Nice.

Laure BAERT se produit en outre abondamment dans le répertoire de musique sacrée : Schütz, Bach, Charpentier, Mozart, et maintenant Pergolèse. Elle continue à se perfectionner avec ses professeurs, Christiane Stutzmann à Nancy et Jeanine Reiss à Paris, avec laquelle elle travaille régulièrement. Elle aime aussi beaucoup travailler avec Hervé Niquet, grand spécialiste du baroque, et apprécie les belles rencontres avec des metteurs en scène qui savent mettre la musique en valeur.

Laure va régulièrement puiser dans la nature l'énergie qui lui permet de captiver ses auditeurs/spectateurs. Plus mer que montagne, plus sirène que walkyrie, sa pétulance naturelle la pousse à aimer le mouvement, le clapotis de l'eau qui rêve au soleil, le flot des vagues toujours renaissantes. La sirène est bien sûr friande de poisson, mais elle adore aussi le fromage sous toutes ses formes , la soupe au potiron et ... la ratatouille.

Elle a chanté fin décembre dans La Vie parisienne d'Offenbach à l'Opéra de Nice, scène qu'elle s'appréte à retrouver en mars pour Manon de Massenet, et va commencer à préparer pour octobre 2008 avec René Koering à l'opéra de Montpellier le rôle de Marionnette de "la Vedova scaltra" de Wolf-Ferrari, un personnage rusé et virevoltant qu'elle se réjouit de découvrir. Dans un contraste saisissant, elle sera la Mère des douleurs le 31 janvier à l'église Saint-Léon avec le GAM. Elle chantera le Stabat Mater pour la première fois et interprétera aussi Exsultate, jubilate de Mozart.

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MARIE LENORMAND : LE RÊVE AMÉRICAIN - Marie Lenormand a grandi à Sablé sur Sarthe, où elle commença à chanter à 16 ans, juste pour le plaisir. Après avoir décroché une maîtrise d'espagnol sur la littérature du XVIII° siècle à Angers, elle décida de bifurquer vers le chant. Elle profita d'une rencontre avec le professeur de chant américain Richard Miller et d'une offre de bourse d'études pour tenter la grande aventure en Amérique, à Oberlin dans l'Etat de l'Ohio, où elle étudia pendant quatre ans. Le rêve américain s'accomplit lorsqu'elle fut engagée comme "apprentie" au Houston Grand Opera Studio (Texas). Pendant trois ans (1999-2002), elle forgea sa stature de chanteuse lyrique en interprétant des petits et grands rôles. Ses engagements l'ont ensuite amenée à se produire aux quatre coins des Etats-Unis, mais aussi en Europe, notamment en France et en Allemagne. Elle se produit aussi chaque année en récital avec Steven Blier et le New York Festival of Songs, où elle interprète un repertoire éclectique.

Outre l'opéra, Marie est aussi fervente de musique sacrée. En décembre dernier, elle chantait dans le Messie de Haendel à Winston-Salem, en Caroline du Nord. Elle aime beaucoup chanter Pergolèse, d'autant plus que le Stabat mater fut le premier disque classique qu'elle s'offrit avec son argent de poche, à 17 ans. D'un tempérament enjoué, elle adore les rôles de composition, et sera à Nancy une Marie pleine de grâce douloureuse et d'incandescence désespérée.

Marie mène une existence itinérante au gré de ses engagements : "Si je reste trop longtemps au même endroit, je finis par m'ennuyer", dit-elle. Elle est pourtant restée très attachée à sa terre natale et à sa famille. Elle aime se ressourcer à Sablé sur Sarthe, où sa maman Françoise lui mitonne à chacune de ses visites son plat favori, le succulent lapin à la moutarde, ou encore un gargantuesque couscous maison. Elle aime d'évidence le petit sablé, et tricote volontiers de très longues écharpes qu'elle offre ensuite à ses plus fervents admirateurs. Gourmande & esthète, elle ne rate pas une occasion de visiter les musées et d'aller au théâtre. Elle est actuellement a Luxembourg avec l'Etoile de Chabrier, un opéra qu'elle a déjà interprété à Nantes. En mars, elle chantera dans Faust de Gounod au Grand Théâtre de Bordeaux, et en mai dans Le petit Prince, un opéra composé par Rachel Portman d'après l'oeuvre de St-Exupéry, à l'Opéra de San Francisco.

Marie Lenormand chantera pour la première fois à Nancy et ce sera donc un événement exceptionnel : en passant par la Lorraine, la belle Américaine trouvera des admirateurs par centaines.

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Carl Philipp Emanuel BACH : Une passion atavique pour la musique - Poursuivant la séculaire tradition familiale, les cinq fils de J. S. Bach devinrent musiciens comme leur père. Carl Philipp Emanuel, second de la lignée, est le plus illustre d'entre eux. Né à Weimar en 1714, il fut élève de son père à Saint-Thomas de Leipzig, grava lui-même à dix-sept ans son premier menuet, et, après de solides études de droit, ne put échapper au destin familial et devint, en 1738, claveciniste dans l'orchestre du prince héritier de Prusse. Quand ce dernier devint le roi Frédéric Il, Carl Philipp Emanuel le suivit à Postdam. Il se révéla rapidement comme un maître de la musique instrumentale, en particulier pour clavier, et à ce titre marqua profondément son époque, aussi bien par ses Sonates prussiennes (1742), ses Sonates wurtembergeoises (1744) ou ses Sonates avec reprises variées (1760) que par son Essai sur la véritable manière de jouer des instruments à clavier (1753 et 1763), un des traités théoriques fondamentaux de l'époque. A la mort de son parrain Telemann, il lui succéda comme directeur de la musique à Hambourg, poste qu'il occupa de 1768 à sa mort. Là, il fit entendre Le Messie de Haendel, le credo de la Messe en si de son père, le Stabat Mater de Haydn, et composa lui-même une assez grande quantité de musique religieuse, dont les oratorios Les Israélites dans le désert (1775) et La Résurrection et l'Ascension de Jésus (1777-1778), sans compter plusieurs Passions (cf. ci-dessous) et dix symphonies. Un musicien particulièrement prolifique qui fit honneur à son papa et à toute la fratrie des Bach. Dans son héritage se trouvaient la plupart des documents originaux de la famille Bach.

 

   

 

 

 

RENALDO GRECO, flûtissimo con brio - Sa bonne bouille de joueur de pipeau donne à Renaldo Greco une allure éminemment épanouie, avenante et facétieuse, et correspond bien à l'image dont la flûte est auréolée : joyeuse, gracile, délicate & raffinée. S'appuyant sur quelques chefs-d'œuvre de la musique, on lui attribue même des pouvoirs magiques : flûte enchantée, flûte enjôleuse & ensorceleuse. Et pourtant, il faut avoir vu Renaldo souffler à pleins poumons dans son frêle instrument pour comprendre la passion qui l'habite et le feu dont il brûle.

Renaldo est en effet devenu flûtiste par vocation et n'a jamais douté de son destin : dès l'âge de 15 ans, il savait sans doute aucun qu'il deviendrait musicien. Après un D.E.M obtenu au conservatoire de Nancy (classe d'Isabelle Lartillot), il travaille deux années avec Claude Lefèbvre à Paris. Elève & disciple du grand flûtiste Patrick Gallois, concertiste international et chef d'orchestre, il découvre à ses côtés la musique des XVII° et XVIII° siècles ; ses règles d'interprétation, d'ornementation " libre " (débuts de l'improvisation), ce qui ne sera pas sans incidence sur ses futurs choix. Il ressort de l'ENM deux ans plus tard avec un diplôme de perfectionnement obtenu à l'unanimité et félicitations du jury.

Exigeant et perfectionniste, Renaldo le flûtissime n'est pas du bois dont on fait les flûtes, et il a au contraire des principes bien charpentés. Il a deux musiques de prédilection : le baroque et le jazz, qui sont liées selon lui par une parenté esthétique. Le phrasé baroque a de nombreux points communs avec le phrasé jazz, comme l'absence d'articulations notées, l'importance des sons enflés, l'absence de vibrato, l'improvisation. Les deux genres musicaux, si éloignés qu'ils paraissent l'un de l'autre, privilégient la souplesse de l'interprétation et la liberté de l'interprète.

Désormais, il privilégie les musiques actuelles et improvisées et joue au sein de plusieurs ensembles, multipliant ses interventions sur scène ou en studio (Pierre-Alain Goualch Trio, Cercle et Variations, FrogNstein, Alter Native Kartet, Em Paz…). Il a également créé le groupe Elektrik Deal, formation réunie autour de sa flûte afin de jouer ses propres compositions. Le premier album du groupe est enregistré en février 2005.
L'année 2007 voit la naissance d'un nouveau projet : Hoax - trio sans instrument harmonique. 2008 devrait être l'année du duo – avec le batteur de jazz Alexandre Ambroziak. 2009…

Musicien caméléon, sa volonté d'ouverture à toutes les musiques l'a amené à jouer des opéras (opéra éclaté, Paris), de la musique symphonique (il se produit souvent avec Gradus Ad Musicam), du rock, du jazz, du théâtre musical. Il s'est même récemment lancé dans la pratique d'un deuxième instrument : le saxophone soprano.

Outre la musique, Renaldo nourrit une passion pour le cinéma américain actuel. C'est le climat sombre, envoûtant et mystérieux des films de Clint Eastwood, David Lynch, Tarentino, des frères Coen, etc. , qui l'attire et lui fait entrevoir un univers qui transcende les images et les sons.

Le concerto en ré mineur de C.P.E. Bach qui sera donné le 31 janvier fait partie d'un ensemble composé pour Frédéric Le Grand, roi de Prusse et flûtiste passionné. Ces concertos sont d'une virtuosité et d'une brillance si extraordinaire qu'ils ont dû, à l'époque, mettre à rude épreuve les talents de flûtiste du souverain. Renaldo jouera la cadence de ce concerto comme elle l'était à l'époque, c'est à dire de manière improvisée au gré de l'interprète. Il est donc parfaitement possible que les chemins du baroque rejoignent ceux du jazz à cette occasion. Et flûte si certains n'aiment pas ça!


Pour en savoir plus sur Renaldo Greco, veuillez cliquer ici.
Pour en savoir plus sur Elektrik Deal, veuillez cliquer ici.
Pour en savoir plus sur le Hoax Trio, veuillez cliquer ici.

 

 

 


LA PASSION SELON SAINT MATTHIEU (6) - Une affaire de famille? - On a l'habitude de penser que la Passion selon Saint Matthieu est une exclusivité de J.S. Bach. Or, elle s'inscrit bien plutôt dans une filiation qui prit naissance en 1664 avec la Matthäuspassion composée par Heinrich Schütz, la figure tutélaire de la musique allemande, né 100 ans avant Bach, en 1585. Celui-ci écrivit encore une Passion selon Saint Marc & une Passion selon Saint Luc. Schütz posa ainsi les fondements d'une tradition musicale luthérienne, qui amena beaucoup de compositeurs à adopter ce thème biblique.

C'est ainsi que Telemann, contemporain de J.S. Bach, composa lui aussi une Matthäuspassion, tandis que Carl Philip Emanuel, en digne fils de son père, écrivit pas moins de quatre versions.

Il convient de noter que le genre de la Passion est une spécificité des musiciens protestants luthériens, nourris de culture biblique. Il faut également souligner que lorsque l'on évoque la Passion selon Saint Matthieu, on parle de celle de J.S. Bach, dont l'ampleur & la splendeur dépasse de loin ses prédécesseurs et ses successeurs.

 



GRADUS AD MUSICAM présente à tous ses amis & à ceux qui aspirent à le devenir une belle et musicale année 2008


GRADUS AD MUSICAM est une formation unique en son genre. Créé en 1982 par François LEGÉE, le GAM est un acteur important de la vie musicale à Nancy, en Lorraine et au-delà. L'association est fondée sur la symbiose entre musiciens professionnels et amateurs, sur la profondeur de champ du regard musical, sur la variété des répertoires abordés. C'est ainsi que le GAM s'est toujours efforcé de respecter un juste équilibre entre, d'une part, l'exploitation du patrimoine légué par les grands compositeurs classiques et, d'autre part, la novation qui prolonge et enrichit la beauté des œuvres du passé, et a constamment recherché le partage entre musique savante et musique populaire : c'est ainsi que nous avons présenté ces trois dernières saisons des œuvres de compositeurs contemporains comme Kagel, Séjourné, Stasiaczyk, Goubaïdoulina, mais aussi des œuvres de Bacalov et Theodorakis, Khalife, ainsi que la musique du film DOGORA d'Etienne Perruchon, qui a été donné trois fois en 2007.

 

 

UNE IDÉE CADEAU?

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Giovanni Battista PERGOLESI
STABAT MATER

Nulle douleur n'est éternelle sauf celles auxquelles l'art donne un cachet d'éternité. Le célèbre Stabat Mater de Pergolèse dépeint avec une telle intensité le deuil maternel qu'il en est devenu l'incarnation. Laure Baert & Marie Lenormand verseront des larmes de musique sur l'entrelacs des effusions. En contrepoint seront donnés Exsultate, jubilate, une œuvre jubilatoire de Mozart, ainsi que le concerto pour flûte en ré mineur de C.P.E. BACH.

Jeudi 31 janvier 2008 à 20h45 - Eglise Saint-Léon, Nancy

Interprètes :
Laure BAERT, soprano
Marie LENORMAND, mezzo soprano
Renaldo GRECO, flûte

Thierry BOHLINGER, continuo
Orchestre de Chambre GRADUS AD MUSICAM
Direction : François LEGÉE

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Johann Sebastian BACH
PASSION SELON SAINT MATTHIEU

Avec la Passion selon Saint Matthieu, Bach a édifié une immense cathédrale de lumière et d'émotion qui transcende la religion et transporte le cœur. Le GAM a attendu 25 ans pour aborder cette insurpassable merveille de l'art musical. Deux chœurs, deux orchestres, six solistes, un événement exceptionnel.

Ian HONEYMAN, ténor, l'évangéliste,
Célia PIERRE, soprano
Roselyne ALLOUCHE, alto
Benoît PORCHEROT, ténor
Christophe GAY, baryton
Jean-Louis GEORGEL, baryton

Michaël PARISOT, continuo

Chœur d'enfants, Chœur & Orchestre GRADUS AD MUSICAM

Direction : François LEGÉE

Vendredi 14 mars 2008 à 20h 45 (version abrégée)
Dimanche 16 mars 2008 à 16h (version longue)
Eglise Saint-Léon, Nancy

 

Léo FERRÉ - LA CHANSON DU MAL-AIMÉ

Léo Ferré mit en musique de nombreux poètes, Baudelaire, Verlaine, etc. La Chanson du Mal-Aimé est une grande fresque pour solistes, chœur & orchestre symphonique, composée sur le fameux poème d'Apollinaire. Le GAM donnera chair & âme à cet ample chant d'amour avec la collaboration de Laurent Malot, l'interprète idéal de Léo Ferré.

Samedi 24 mai 2008 à 20h 30 - Salle Poirel, Nancy

Interprètes :
Laurent MALOT, auteur, compositeur, chanteur
Célia PIERRE, sop