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GAM : LA DONNA IDEALE


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LA DONNA IDEALE

 

Le GAM (Gradus ad Musicam) donnait ce soir son dernier concert de la saison à la salle Poirel à Nancy. Et ce fut un énorme succès, grâce à Célia Pierre, Michel Marquez, François Légée, son orchestre et ses choeurs.
La Donna Ideale est une oeuvre foisonnante et variée sur le thème de l'amour dans tous ses états.
Luciano Berio a écrit onze chants en reprenant des mélodies populaires du monde entier enveloppées dans des musiques de Haendel, Bernstein, Mozart, Schubert, Brahms.
L'ensemble, mis en scène par Célia Pierre et Monique Maj, autour d'un bouleversant jeu de miroirs, est un pur ravissement, notamment grâce aux voix saisissantes de beauté de la soprano Célia PIERRE et du non moins époustouflant Michel MARQUEZ, contre-ténor. Les habitués du GAM connaissent et apprécient chaque prestation de ces deux chanteurs.

 

 

 

 Amirena : Scherzano sul tuo volto le grazie vezzosette, le grazie a mille, a mille

 Rinaldo : Ridano sul tuo labbro i gargoletti amori a mille, a mille

(ensemble) Nel bel fuoco di quel guardo
Amor giunge al forte dardo, care faville !

 

 

Cara sposa, amante cara, dove sei ?
Deh ! Ritorna a pianti miei.
Del vostro Erebo sull'ara
Colla face del mio sdegno
Io vi sfido o spirti rei !
 

 

  Black is the colour of my true love's hair,
his lips are something rosy fair,
the sweetest smile and the kindest hands ;
I love the grass whereon he stands.

I love my love and well he knows.
I love the grass whereon he goes ;
if he no more on earth will be,
'twill surely be the end of me.

 

I wonder as I wander out under the sky
how Jesus Savior did come for to die
for poor orn'ry people like you and like I,
I wonder as I wander out under the sky.

 

 

 

Je fais souvent ce rêve étrange et pénétrant
D'une femme inconnue, et que j'aime, et qui m'aime
Et qui n'est, chaque fois, ni tout à fait la même
Ni tout à fait une autre, et m'aime et me comprend.

Car elle me comprend, et mon coeur, transparent
Pour elle seule, hélas ! cesse d'être un problème
Pour elle seule, et les moiteurs de mon front blême,
Elle seule les sait rafraîchir, en pleurant.

Est-elle brune, blonde ou rousse ? - Je l'ignore.
Son nom ? Je me souviens qu'il est doux et sonore
Comme deux des aimés que la Vie exila.

Son regard est pareil au regard des statues,
Et, pour sa voix, lointaine et calme, et grave, elle a
L'inflexion des voix chères qui se sont tues.

PAUL VERLAINE (Mon rêve familier)

 

Il n'est point d'amour sans peine
ni sans amour de plaisir.
Quelque soin qu'un amant prenne
pour être heureux sans souffrir,
il n'est point d'amour sans peine,
ni sans amour de plaisir.

 


 

 

Es kehrt die dunkle Schwalbe
Aus fernem Land zurück
Die frommen Störche kehren
Und bringen neues Glück.

An diesem Frühlingsmorgen,
So trüb, verhänt und warm,
Ist mir, als fänd'ich wieder
Den alten Liebesharm.

Es ist, als ob mich leise
Wer auf die Schulter schlug,
Als ob ich säuseln hörte,
Wie einer Taube flug.

Karl Candidus (Alte Liebe)

 

I feel pretty,
Oh, so pretty,
I feel pretty and witty and bright,
And I pity
Any girl who isn't me tonight.
I feel charming,
Oh, so charming
It's alarming how charming I feel,
And so pretty
Thant I hardly can believe I'm real.
See the pretty girl in that mirror there :
Who can that attractive girl be ?
Such a pretty face,
Such a pretty smile.
Such a pretty me !
I feel stunning
And entrancing.
Feel like running and dancing for joy.
For I'm loved
By a pretty wonderful boy !

(L. Bernstein 1946)

 

       

(Cliquer sur les vignettes pour agrandir les photos)


 

(5 juin 2010)

Ce reportage a été réalisé par Monique Colin (photos) et Isabelle Chalumeau (texte)

 

 
         Monique Colin

 

Isabelle Chalumeau (écrivain public)
ZAZ-ECRITOIRE
BP 30125
54715 LUDRES
Tel : 06.70.35.05.76
courriel :
isabelle.chalumeau@orange.fr
Sites :
www.toutnancy.com/toutecrire et http://ichalumeau.free.fr
Blog : www.zazecritoire.unblog.fr