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Nancy, capitale antique la fin d'un mythe


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Nancy, capitale antique, la fin d'un mythe

En commençant ses recherches, l'équipe de toutnancy.com est d'emblée tombée sur une nouvelle stupéfiante : nancy, cité phare, n'existait pas du temps de Jules César !
On a bien retrouvé quelques pièces mérovingiennes marquées du nom Nanciacco, qui serait l'appellation d'origine du lieu, mais toutes les fouilles menées sur l'emplacement actuel de la ville ont révélé qu'à l'époque, seuls quelques petits villages se partageaient l'endroit. Il faut dire qu'alors, une bonne partie de la zone était marécageuse et que la Meurthe provoquait de fréquentes inondations.

Les bourgades originelles s'étaient donc plutôt développées sur les hauteurs alentours. Bref, à part une fonction de poste militaire stratégiquement placé sur la route du nord, Nancy aborde l'an mille avec une dimension fort modeste.

Quelques décennies plus tard, un duc nommé Gérard 1er jette cependant son dévolu sur la localité pour s'y installer. Le fait que Nancy soit au coeur de ses diverses possessions dans la région, et l'activité monétaire évoquée plus haut ont problablement été à l'origine de ce choix stratégique. Des premières fortifications alors fort modestes y furent établies, premières pierres de la cité future.

Du chateau à la cité médiévale

C'est à l'époque du duc Thierry II, fils de Gérard, que débuta vraiment le développement de Nancy. En effet, après avoir hérité du chateau de son père, le duc décida d'y faire construire une église. Notre-Dame de Nancy fut donc élevée tout près du chateau, et attribuée aux moines de l'abbaye de Molesme. Cette initiative assura dans un premier temps l'indépendance de la seigneurie naissante vis à vis de la paroisse de Saint Dizier. L'établissement d'une communauté religieuse apportant spiritualité et instruction, était à l'époque un facteur crucial de développement. Thierry II fit aussi installer des chevaliers, un sénéchal représentant le duché, ainsi qu'un maire.

Ses sucesseurs, Simon Ier puis Mathieu Ier et Simon II, ne firent pas de réalisations très marquantes. A noter quand même, sous Mathieu Ier, la venue de moines cistériens qui firent prospérer l'abbaye de Clairlieu ainsi que l'installation d'un commanderie pour les chevaliers de Saint-Jean de Jérusalem, près d'un cimetière mérovingien.

A cette époque, les cours ducales se déplacent généralement entre Châtenois, Preny, Gondrevill et Nancy. Cette dernière semble cependant devenir le lieu de résidence principal avec notamment l'établissement d'officiers Palatins avec en plus du sénéchal, un échanson, un chambrier et un maréchal.

Cette présence plus marquée de la noblesse et les nouveaux groupements religieux contribuèrent par leurs activités et leur consommation à développer d'une façon importante, le commerce et le marché de la ville. De plus, les routes furent améliorées et Nancy devint une étape pour le transit de marchandises vers le sud. De nombreux nouveaux habitants vinrent aussi s'installer depuis la campagne alentour. Au XIIème siècle, Nancy était déjà un bourg, même s'il restait d'une influence relative comparé à ceux des alentours.

Samuel Espèret