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histoire de Stanislas Leszczinski roi de po


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Stanislas, roi de Pologne et duc de Lorraine

Le Duc François III, qui passa peu de temps en Lorraine et séjourna longtemps à Vienne, se fiança en 1735, à la fille aînée et héritière de l'empereur Charles VI. François, futur empereur, la France ne pouvait l'admettre. S'il voulait devenir membre de la Maison de Habsbourg, François III devait laisser son duché.

Parallèlement, le beau-père de Louis XV, Stanislas Leszczynski, roi de Pologne, avait perdu son royaume. Il fut alors convenu que Stanislas deviendrait Duc de Lorraine et Duc de Bar. Le 11 avril 1736, la France et l'Autriche cèdent donc ces deux duchés à Stanislas. L'accueil des Lorrains à Stanislas fut plutôt froid, celui-ci faisant figure d'usurpateur.

Stanislas ne réside jamais à Nancy, et mène une vie fastueuse dans les châteaux des ducs de Lorraine à Lunéville, Commercy ou la Malgrange. Il se dit philosophe, a pour ami Voltaire, et a pour but d'éblouir ses contemporains. Il souhaite faire de Nancy une des villes les plus belles d'Europe. Pour ce faire, Stanislas fait appel à de nouveaux architectes et artistes.


Statue de Stanislas

Emmanuel Héré, architecte de Stanislas

Place Stanislas

Un des disciples de Boffrand, le nancéien Emmanuel Héré, devient le premier architecte du roi de Pologne. Inventif, Emmanuel Héré construit de nombreuses places nancéiennes, et accomode son goût à celui très baroque de Stanislas. Anoblit, il mourut en 1763.
Nombreux sont les sculpteurs qui aidèrent les architectes dans la construction des édifices. On retient notamment les noms de Barthélémy Guibal ou Paul-Louis Cyfflé. Celui-ci fonda, après la mort de Stanislas, une manufacture de biscuit à Lunéville.


Quant au serrurier Jean Lamour, qui travailla en collaboration avec Héré, on lui doit les grilles qui ornent la place Stanislas. Jean Lamour publia même le recueil de ses ouvrages ; il mourut en 1771. Les graveurs tels que Jean-Charles François, Dominique Collin ou Louis Nicole, eurent aussi leurs heures de gloire. Stanislas, s'il n'eut pas toujours un goût très sûr, fut pourtant le protecteur des arts. C'est d'ailleurs le lieutenant de police Thibaut de Monbois, qui lui décarna le titre de "bienfaisant", le jour de l'inauguration de la place Royale, le 26 novembre 1755.


Grilles de Jean Lamour

Après la place Royale, les artistes décorèrent la ville à l'envi : ils créent la place de la Carrière puis la place de l'Alliance. En 1763, on construit le quartier Saint-Catherine. Puis, en 1765, on établit le jardin de la Pépinière.


Statue de Vénus

Lorsque Stanislas mourut en 1766, la Lorraine fut rattachée à la France, et Nancy perdit son rang de capitale. En 1771, un maire royal est installé à Nancy. Puis en 1777, le diocèse de Toul est démembré, et la primatiale de Nancy est promue au rôle de cathédrale. On poursuit également l'embellissement de la ville. On établit la place de Grève, la nouvelle église de la visitation, ainsi que la synagogue.