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Biennale de la Mode à Nancy


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Nancy glamour, Nancy prestige, Nancy mode... Nancy a vécu sous les flash le week-end dernier et a accueilli du très beau monde en ses lieux les plus mondains. L'association APPJT - Association Pour la Promotion des Jeunes Talents - a présenté la première Biennale de la Mode, grande manifestation visant à promouvoir de jeunes créateurs nationaux et internationaux.
Véritable course contre la montre pendant deux jours durant lesquels les Nancéiens ont pu apprécier défilés et soirées. Paris, capitale mondiale de la Mode n'a plus l'apanage des grandes découvertes et c'est tant mieux pour nous.



Ils exercent tous sur la scène de la jeune création et rêvent tous de se créer des contacts pour avancer. L'APPJT cherche, tant en France qu'à l'étranger, à favoriser leur promotion , les soutenir, organiser des événements susceptibles de mettre en valeur leur réalisations. Ainsi, la Biennale de la Mode est l' événement incontournable rassemblant des créateurs de mode, d'accessoires, des designers, des peintres, sculpteurs...


Les défilés se sont déroulés aux abords de la place Stanislas, en différents endroits peu habitués à abriter de tels spectacles. Vendredi, le Musée des Beaux-Arts recevaient Dazel Tenzin, Orlane Herbin, Louise Assomo et le Palais Ducal ouvrait ses portes à Guillaume Henry, Jean-Philippe Tourigny, Caroline Sage. Le lendemain, défilé en plein air à la Porte de la Craffe pour A&V, Felipe Nomikos et Sophie Zakhanevitch tandis que Karim Tassi, Didier Legrand et Clô Kronenberg résidaient à l'Aquarium.

photos : Au Musée des Beaux-Arts, découverte des joyaux de trois jeunes créateurs. Tendance Westwood et bottes délirantes pour la Belge Louise Assomo, parade en tandem pour la tibétaine Dazel Tenzin, le raffinement plus sobre vu par Orlane Herbin.



Le Musée des Beaux-Arts ouvre les hostilités avec le premier défilé de la biennale. Professionnels de la mode, membres du jury mais aussi public nancéien s'émerveillent devant tant de grâce. Sur le tapis rouge, les demoiselles paradent dans toute leur splendeur au milieu des tableaux de maître ; le silence régnant habituellement dans l'antre de l'Art n'est plus. Musique tech et tonnerre d'applaudissements envahissent les lieux.

Le défilé suivant au Palais Ducal a le même effet. Toujours autant de monde, on note même la présence de créateurs, qui ne présenteront leurs modèle que le lendemain, noyés dans la foule.
"Présenter ses collections dans un musée est assez étonnant mais l'idée est amusante. Cela permet de mélanger et de se faire rencontrer différentes formes d'art. Et surtout d'attirer un public qui n'a pas l'habitude d'assister à des défilés de mode." Caroline Sage est confiante mais quelque peu tendue tout de même. "Souvent, le prêt à porter est considéré comme une sous-mode, une étape avant d'accéder à la haute-couture, mais la haute couture n'est pas une fin en soi. Je préfère créer des vêtements accessibles à un plus large public (environ 300 € la pièce !) que de créer des robes pour une élite d'acheteurs."
"Le prêt à porter est certes moins cher que la haute-couture, mais nous avons tout de même des difficultés financières. Un événement comme la Biennale est un atout et une chance pour nous. J'espère vraiment rencontrer de potentiels partenaires."
ajoute Louise Assomo.


 

 









Petit effet de mise en scène pour instant magique.

Une estrade et son fronton. Un premier rang de spectateurs. Puis un autre... Et la nuit qui tombe sur la ville. Le jour s'évanouit, tout se sublime et le coeur de Nancy se transforme en un petit théâtre des ombres. Une silhouette se tient là, stoïque, légèrement enveloppée dans un voil blanc et exposée aux regards de cette foule toute en conciliabule, contemplant l'étrange scène, l'air interloqué...
Comment ne pas rester interdit lorsque passent devant vos yeux de majestueuses Naïades (tour à tour cavalières, exotiques et même avant-gardistes), toutes plus délicieuses les unes que les autres, et élevées au rang d'égéries par les talentueux jeunes créateurs de la Biennale ? C'est bien simple, c'est impossible. Ce défilé au coeur de la ville a démontré que la mode, malgré son image glacée et inaccessible, sait aussi venir à la rencontre d'un public néophyte et le transporter vers les sphères de volupté, d'habitude chasse gardée de quelques rares initiés.
En tout cas, à en croire l'applaudimètre de T.N.C., le défilé final place Stan a ravi ses spectateurs : preuve que la mode a aussi sa place dans le coeur des Nancéiens. Donc en clair et en net, et de l'avis général : "vivement que ça recommence" et rendez-vous est déjà pris pour la prochaine édition 2004. A bon créateur...



La robe de mariée est un événement incontournable.
A l'occasion de la Biennale, celle constituée en papier de soie par Martine Goery (Epinal) accompagnait chacun des défilés. Petit clin d'oeil lorrain...

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