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SILMARILS


En quinze ans de carrière, Silmarils s'est imposé comme l'un des groupe les plus tenaces de la scène rock française. Le groupe s'impose avec un rock fusion riche de maintes influences. Leur dernier album, 4 Life, et un mélange de hip-hop et de gros rock, servi par des sons lourds, un déluge de guitares et de choeurs dignes d'un kop. Album rentre-dedans fidèle à leurs débuts et annonciateur de concerts cataclysmiques.
Rencontre avec David Salsedo, Jean-Pierre Martins et Brice Montessuit lors du Nancy Jazz Pulsations.
 


Greenfinger : "4 Life", votre dernier album me paraît être un retour aux sources plus proche de votre premier album que de "Vegas 76", votre précédent album. (+ rock, + speed métal) ?
David Salsedo :
C'est un désir de revenir à des choses plus saignantes, de faire un disque plus radical avec les textes qui vont avec, un truc d'énervé après un album très calme.

Est-ce que ça marche pour vous à l'étranger ?
David Salsedo :
Oui, surtout dans les pays francophones, en Espagne et en Italie aussi. On a tourné un peu partout ; dans toute l'Europe pour le premier album.

   
 

Et au Japon par exemple ? J'ai entendu dire que ça marchait là-bas pour les groupes français.

David Salsedo :
Non, jamais, mais pour Mireille Mathieu oui. (rires)

Le groupe TTC fait référence à C'est mon choix, vous aussi. C'est devenu tendance ou quoi ?
Brice Montessuit : T'as appris la nouvelle, c'est la nouvelle Marianne. On a bien choisi, on l'a vu venir.

Vous regardez C'est mon choix ?
David Salsedo : Oui, bien sûr. Maintenant, il y a même C'est pas mon choix.

J'ai affaire à des fans…
Brice Montessuit :
Il y avait même Guillaume Depardieu : C'est pas mon choix d'avoir une jambe de bois.

Quelle a été l'influence de Mario Caldato Jr sur l'album "Vegas 76" ? Qui est aux manettes sur "4 Life" ?
David Salsedo :
C'est moi sur 4 life. Sur Vegas 76, Mario Caldato Jr a nettoyé nos enregistrements qui étaient un peu roots, il a beaucoup travaillé sur les beats.

J'ai vu votre docu sur MCM avec Mario…
David Salsedo :
Ce docu est passé le 21 avril, le jour où Le Pen était au 2eme tour.

J'ai pecho "4 Life" en vynil. L'avez-vous fait pour les précédents albums ?
Jean-Pierre Martins :
Non. On l'a toujours demandé, mais cela ne se faisait pas.
David Salsedo : Je ne le savais pas. Je viens de l'apprendre

Et "Va y avoir du sport ?" Il est sorti en maxi ?
David Salsedo :
Non. Mais là c'est la maison de disque qui voulait absolument sortir un vynil.

Un album de Silmarils c'est combien d'exemplaires vendus ? C'est lequel qui s'est le plus vendu ? Question "Capital".
David Salsedo :
Le 1er à plus de 100 000. "Vegas 76" à 70000. 100000 singles de "Va y avoir du sport".

Un mot sur MASS et Anacond, invités sur votre dernier album. Qui sont-ils ? D'où viennent-ils ? …
Silmarils en chœur :
" …cet incroyable robot des temps nouveaux. (rires) C'est Goldorak, ils viennent de la planète bleue. Et quand l'armée de Véga attaque, il sort ses fulgures aux points."
Ce sont deux frères. MASS a fait partie du collectif BOSS, il a participé au dernier album de NTM. Son frère Anacond fait partie d'un collectif appelé "Les Reptiles". Ce sont eux qui sont venus nous voir.

Quelles sont vos influences françaises et étrangères, en particulier sur "4 Life".
David Salsedo :
Sur "4 Life", cela va de MOP, à Korn. MOP, groupe énervé, bien virulent, américain. Pour le côté énervé, Korn, c'est vraiment une influence. Comme les Deftones, c'est le rock qu'on aime.

Ne vous sentez-vous pas comme les grands frères d'une scène française fusion, speed métal… ?
David Salsedo :
On était un peu les premiers à faire ça en France. On connaît bien Stereotypical Working Class , Aqme. On a notre petite bande à nous, pas forcément dans le néo métal.

N'êtes-vous pas déçus par cette rentrée que beaucoup annonçait et voulait brûlante ?
Jean-Pierre Martins :
Un octobre rouge ? Comme l'a dit Guillaume Depardieu dans "C'est mon choix." (rires)
David Salsedo : On annonce tous les étés une rentrée brûlante. On l'attend encore. Peut-être en interne, ça bouillonne dans les têtes. Un petit truc qui couve, et qui sera peut-être pas forcément canalisé par des mouvements institutionnels. J'ai l'impression qu'il y a un vrai ras le bol rampant. Les gens ont l'impression de s'être fait prendre en otage avec cette putain d'élection de Chirac. On paie ses 82% depuis plus d'un an.

Pouvez-vous nous parler de la pochette du dernier album ?
David Salsedo : Il y a des gens qui voient du sang qui coule, d'autres de la peinture. C'est de la peinture normalement. Le rouge et le noir ce sont les couleurs de la rébellion. Pochette sobre mais offensive.

Le tube "Va y a avoir du sport" vous a t-il amené un nouveau public et vous a-t-il ouvert des portes ?
David Salsedo :
On a voulu rester en retrait par rapport au morceau, on voulait pas être estampillé avec ce morceau, on a refusé des promos. C'est un morceau comme un autre, il faut passer à autre chose.

Quelle est votre relation aux médias ?
David Salsedo :
Il n'y a pas beaucoup de place pour ce style de musique dans les médias. Il n'y a pas d'émissions qui nous correspondent. On a dit non avec insistance à Hit Machine pour "Va y a avoir du sport".

Votre histoire avec les labels ?
David Salsedo :
Les premières démos étaient auto produites. Après on a signé sur le label indépendant de Peter Murray. Sur "4 life", on est sur Wea.

Qu'avez-vous pensé du documentaire vous concernant diffusé sur MCM ?
David Salsedo :
Super bien. C'est une amie qu'on connaît depuis 15 ans qui l'a fait. Elle nous a suivis pendant plus de 6 mois sur la route, et a tout orienté sur le côté humain : elle l'a super bien fait.

Quel est le single qui est sorti ?
David Salsedo :
Le premier single c'est "On n'est pas comme ça", le deuxième vient de sortir, c'est "Je ne dois rien à personne". Ils passent notamment sur Oui FM. Pour "Je ne dois rien à personne" il y aura un clip.

"Va y avoir du sport" était un hymne à tous les branleurs. A ce sujet avez-vous vu le film de Pierre Carle, "Attention danger travail" ?
David Salsedo :
Non, mais j'aime bien Pierre Carle, il est surcensuré. J'ai bien aimé "Pas vu, pas pris" où il dénonce la connivence pouvoir-médias. Mais cela ne l'a pas servi. Bien souvent cela s'arrête à Karl Zéro : il devient dangereux.

Les critiques pour "Vegas 76" avaient été plutôt bonnes, qu'en est-il pour "4Life" ?
David Salsedo :
Encore meilleures. Je crois que c'est la meilleure presse qu'on ait eue. La presse rock s'est vraiment emballée sur le disque. Même la presse hip-hop.

La fusion métal hip-hop comme la bo de "Judgement Night" ?
Jean-Pierre Martins :
C'est typique de la rencontre des deux courants, Booya Tribe, Faith No More, t'en pleure encore maintenant.

Pensez-vous que les fans de "Vegas 76" apprécieront "4Life" ?
David Salsedo :
Oui, je pense. Bon, quand même, il faut aimer les guitares. Si ce sont uniquement les fans de "Va y avoir du sport", j'en sais rien. On retrouve le ton "Silmarils" d'un album à l'autre. Ce côté un peu branleur, engagé.

Quel est votre secret pour une telle longévité ?
David Salsedo :
On est des potes avant tout. On s'est vraiment soudé avant d'en faire un "taf".

Quelle est la play-list des Silmarils en ce moment ?
David Salsedo :
J'écoute plus trop de musique depuis un mois. No FX : "Don't call me white", 50 cent "In da club", Depeche Mode "Shake the disease".
Brice Montessuit : Pour être moins précis, j'écoute le dernier Deftones, le dernier Muse mais j'ai un peu de mal, pas super.
Jean-Pierre Martins : En hip-hop, ça va de Busta Rhymes à Onyx, j'écoute de la funk aussi.

 
 

Vous êtes un peu pour moi les Beastie Boys français. A vos débuts, vous repreniez "Gratitude". Qu'en est-il aujourd'hui ?
David Salsedo :
Ce soir, on reprend Run DMC avec le titre "Tricky". Quant aux Beastie Boys, c'est la culture skate, même si on est pas trop pratiquant. On fait un peu de snow board. Comme eux, on est des potes d'enfance qui ont grandi dans le même quartier. A la base, c'est un groupe punk qui aime le hip-hop, ils ont évolué vers du plus funky, du plus recherché. C'est une sorte de référence, ils ont monté un label, un studio. Mis à part le problème d'échelle, c'est cette espèce de démarche artistique totale qui nous intéresse chez eux.


Merci les Silmarils.

 

Silmarils et Greenfinger



17/10/2003
Greenfinger
assisté d'Oliver et Jean-Marc.


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