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AqME - POLAROIDS ET PORNOGRAPHIE


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Interview Aqme




 
AqME
POLAROIDS ET PORNOGRAPHIE


Polaroïds et Pornographie, deuxième opus d'AqME, est sorti au mois d'avril dernier. Sur les routes, le phénomène se répand comme une traînée de poudre. Le groupe a entamé sa tournée quelques jours avant la sortie de l'album, et l'heure d'un premier bilan est arrivé. Quels échos ont-ils eu sur leur dernière production, comment se passe la tournée...

Malgré un timing serré, petite interview avec Ben (guitariste), Etienne (batterie) et Koma (chanteur) qui nous rejoint en cours de route...


 
Sombres Efforts est sorti il y a maintenant deux ans et a été considéré en 2002 comme "révélation de la rentrée". Votre nouvel album Polaroïds et Pornographie est sorti en avril dernier. Comment on envisage le cap d'un deuxième album ? Avez-vous eu l'impression qu'on vous attendait au tournant ?
Etienne
: On avait commencé à composer quelques titres avant la tournée de Sombres Efforts et on a continué à composer pendant toute la durée de la tournée. Chaque fois qu'on avait un moment, on se posait dans le local de la répète', on installait notre matériel et on écrivait nos morceaux. On s'est vite retrouvé avec 15 ou 16 titres et quand on a voulu entrer en studio, on avait juste à faire le tri pour en retirer le meilleur. Donc on n'avait pas de stress particulier à ce niveau là. Le stress, il arrive au moment de la sortie car on se demande ce que les gens vont en penser. Là, pour Sombres Efforts, on en est à 35000 ventes, mais c'est pas parce que cet album a eu ce succès que l'on s'est donné la pression en se disant qu'il fallait réitérer nos efforts. On a fait le disque qu'on voulait. Si tu veux, il n'y avait pas de stress sur la compo de Polaroïds et Pornographie parce qu'on faisait tout en même temps. On était en tournée et en parallèle on composait. Tu vois le truc ? On n'a pas attendu la fin de la tournée pour se dire "bon, maintenant faut refaire un disque". Beaucoup de groupes fonctionnent comme ça, pas nous, mais chacun fait comme il le sent.
Ben : Composer, c'est l'un des trucs qu'on préfère faire dans la musique. On ne se force pas, faut que ça vienne naturellement. On a des idées un peu tout le temps donc faut pas les perdre. Là tu vois, la tournée de Polaroïds et Pornographie n'est pas finie, pourtant on a déjà fait pas mal d'instru pour notre prochain album, on a pas mal avancé. Il y a encore du travail mais ça devrait aller assez vite maintenant.
 
Le public vous a surtout découverts avec Sombres Efforts, bien qu'avant vous ayez sorti un maxi, University of Nowhere. Petite comparaison entre Sombres Efforts et Polaroïds et Pornographie. Plutôt que de s'attarder sur les nombreuses chroniques et articles déjà parus, penchons-nous sur les commentaires de vos fans que l'on peut lire notamment dans les forums. Les avez-vous lus ou avez-vous eu des échos pendant la tournée ?
Ben : En fait, c'est assez surprenant. J'ai entendu dire que Polaroïds et Pornographie était plus calme que Sombres Efforts. Alors que dans les faits, nous on le trouve plus rapide, il y a plus de chansons d'influence punk ou hardcore.
Etienne : Il est plus énergique.
Ben : Oui, il est plus énergique et franchement, entendre dire qu'il est plus calme, ça nous surprend un peu. Et pas mal de personnes nous ont dit ça. C'est vraiment très surprenant.
Etienne : Y a des gens qui se disent que parce que ça gueule moins, c'est forcément moins violent, mais pour nous, ça n'a vraiment rien à voir. On peut faire quelque chose de tout aussi violent et fort en ayant des mélodies qui sont plus présentes. Dans tous les cas, dire que c'est moins violent, c'est être complètement à côté de la plaque. Je pense que les gens s'aperçoivent aussi que sur scène
les titres du dernier album ont beaucoup plus la pêche que la version studio. Les titres du premier, on les joue avec une version un peu rituelle, on les speede un peu. Les titres de Polaroïds et Pornographie sont vraiment des supers titres de scène, bien plus que ceux de Sombres Efforts.
 
 
Vous opérez tout de même une continuité entre les deux albums ?
Etienne : Ah mais clairement ! Nous, on n'a pas du tout la sensation d'avoir changé notre musique. C'était pas notre objectif. On avait envie de faire un disque beaucoup plus énergique que Sombres Efforts. Mais tu vois, ça veut dire qu'il y a des gens qui, malgré tout, ne comprennent pas. Beaucoup de personnes ont trouvé cet album plus dynamique.
Ben : On nous dit aussi que par rapport à Sombres Efforts, l'agencement des morceaux est mieux fait, est plus naturel, plus homogène.


J'ai pu lire dans divers commentaires, beaucoup de choses positives. Une voix maîtrisée, une basse qui s'entend mieux, une batterie qui gagne en profondeur. Et apparemment, toi Etienne, tu t'es enfin servi de ta deuxième pédale, ce qui n'a pas échappé à certains fans.
Etienne : (rires) C'est vrai que sur le premier album, je ne l'utilise quasiment pas, parce que c'est un album très lent et très lourd. Et comme je le répète, ce deuxième disque est plus dynamique et plus rapide, ça me semble normal d'utiliser ma deuxième pédale. Avec Sombres Efforts, on voulait vraiment obtenir quelque chose de monotone, mélancolique.
Ben : On avait besoin de se tester sur le premier, savoir où on pouvait aller, donc on savait qu'il fallait passer par quelque chose de simple pour être sûr de ne pas se tromper. Avec Polaroïds et Pornographie on a plus d'assurance au niveau de la composition. On s'est permis plus d'aventures musicales, d'aller plus loin, plus d'expérimentation.
Etienne : D'audace ! Aller plus loin et garder notre marque de fabrique.
Ben : On connaît de mieux en mieux ce qu'est AqME et on agrandit petit à petit l'univers AqME
Etienne : Je pense vraiment que quelqu'un qui écoute un nouveau titre, peut se dire "ah tiens, ça c'est du AqME".
Ben : Ce qui nous fait vraiment plaisir, c'est quand on lit sur le forum que les gens qui écoutent AqME, que ce soit une chanson calme ou une chanson violente, nous reconnaissent dès les premières notes.

Encore une fois sur le forum, j'ai vu un post qui s'intitulait "le top 3 des chansons d'AqME". Il y en a deux qui reviennent très souvent, c'est : en première position Pornographie de l'album Polaroïds et Pornographie et en deuxième ou troisième place Le Rouge et le Noir de l'album Sombres Efforts.
Etienne et Ben ensemble : C'est Pornographie en premier ?!?

Il arrive souvent en premier oui.
Etienne : Ah ouais ? Et Le Rouge et le Noir arrive souvent dans le top 3 ? C'est intéressant ça. Le Rouge et le Noir représente très bien Sombres Efforts et Pornographie représente très bien le deuxième album.

Ces préférences semblent vous satisfaire? Vous les trouvez "logiques" ?
Etienne : Ce sont deux titres assez courts et assez dynamiques où il se passe plein de choses en trois minutes, voire moins pour Pornographie. Et c'est en plus des supers titres de scène. Le Rouge et le Noir, historiquement, c'est le premier titre qu'on a fait sortir de Sombres Efforts, qui était sur un sampler de Rock Sound. C'est donc le premier titre que les gens ont pu découvrir d'AqME, donc il y a certainement un attachement sentimental, et pareil pour Pornographie, qui est aussi le premier titre du deuxième album.
Ben : Euh non, A chaque seconde est passé un peu avant en radio.
Etienne : Oui, c'est exact (rires), je me trompe.
Ben : Pornographie est un titre qui est assez simple et qui est implacable dans ce qu'on sait faire. C'est un riff qu'on reconnaît rapidement, il y a une gimmick de batterie, je pense que c'est pour ça que c'est un morceau qui scotche, parce qu'on la retient rapidement. Je me souviens quand on était en tournée avec Mass Hysteria, on avait joué ce morceau en balances et ils nous disaient "ça y est, on l'a en tête pour toute la journée" (rires).
Etienne : C'est aussi pour ça qu'on l'a mise en premier sur l'album.
Ben : Concernant Le Rouge et le Noir, je pense que c'est une chanson importante au niveau du texte. Beaucoup de gens nous parlent de ses paroles. Y a beaucoup de tension dans ce titre.
 


" Les titres de
Polaroïds et Pornographie sont vraiment des supers titres de scène, bien plus que ceux de Sombres Efforts "




" Avec Polaroïds et Pornographie on a plus d'assurance au niveau de la composition. On s'est permis plus d'aventures musicales, d'aller plus loin, plus d'expérimentation "


 
 
Concernant justement les textes de vos chansons. Dans Sombres Efforts, on a beaucoup insisté sur cette mélancolie qui transpirait, on a l'impression que c'est moins le cas pour Polaroïds et Pornographie.
Etienne : Dans certains textes, c'est toujours à l'esprit. Dans d'autres, c'est plus des coups de gueule. Je pense qu'on était bien remontés. Donc mélodique ou pas, on considère que ce deuxième album est toujours chargé en énergie assez négative. Mais beaucoup de textes restent relativement ouverts. Koma ne parle pas que de lui mais il parle de ce qui l'entoure et à la limite, je pense que ce sont ces textes là que certains vont trouver étranges, mais moi ça m'emmerderait franchement qu'on passe dix ans et cinq albums à faire tout le temps "je suis triste et je suis pas bien".
Ben : On cherche à aborder de nouveaux thèmes.


Venons-en à un aspect visuel d'AqME, avec notamment la pochette de Polaroïds et Pornographie. C'est très glamour et très cosy. Attachez-vous une importance particulière à tout ce qui est "image" du groupe, concernant vos photos, les clips etc..
Etienne : On s'attache à faire de belle choses sans que ça prenne le pas sur la musique.
Ben : Aujourd'hui, c'est de toute manière une obligation. Il faut aussi qu'on fasse attention à ce genre de choses.
Etienne : Tout ce qui est visuel, c'est un peu la cerise sur le gâteau en fait. Mais on s'éclate à le faire. Koma est graphiste de formation, donc c'est son truc.

Donc là, votre tournée a commencé en avril. Elle s'achève quand ?
Ben : Le 18 décembre.

On est plus vers la fin que le début. Un petit bilan ?
Etienne : On a fait une grosse moitié des dates on va dire.
Ben : Ouais, le plus dur, c'est sur ces deux mois qui restent. C'est là que ce sera le plus chargé.
Etienne : Tout se passe très bien ! Aussi bien pour la tournée que la vente de l'album. D'ailleurs nous sommes étonnés, parce qu'on a l'impression de remplir plus de salles que de vendre des disques. J'imagine que beaucoup de fans doivent se dire que ça y est, maintenant on roule sur l'or, qu'on est des stars et qu'on a donc plus besoin d'acheter nos albums et qu'on peut aller les télécharger direct sur internet. Mais tu vois, je préfère quand même vendre plein de billets de concerts, et me dire que AqME c'est un groupe qui vit par la scène, plutôt que de me dire qu'on vend 100 000 albums et qu'on n'est pas capables de remplir l'Elysée Montmartre !

Comme vous le dites, vous remplissez les salles sans aucun problème. C'est assez exceptionnel seulement deux ans après Sombres Efforts. Vous êtes encore "tout frais" par rapport à cet engouement. Comment on vit ça ? Que se passe-t-il dans votre tête quand vous vous retrouvez sur la scène de l'Elysée Montmartre ? "Ça y est les gars, on y est arrivé ?"
Etienne : Tout ça s'est fait progressivement, donc il n'y a pas eu de ruptures, où tout d'un coup on se dit qu'on est passé de l'autre côté et qu'on ne peut plus revenir en arrière. On a fait des concerts avant Sombres Efforts. Mais on a quand même senti avant de signer et de partir en Suède qu'il y avait des gens intéressés. Les grandes maisons de disques font très peu de paris sur un premier album donc avait décidé de le faire nous-même. Mais on avait senti qu'on avait un peu le vent en poupe et que ça pouvait donner quelque chose. Le premier choc, ça a été de se retrouver sur la scène des Eurockéennes et de jouer devant 10 000 personnes l'année dernière. Et se retrouver hier soir sur la scène de l'Elysée Montmartre, c'est .... assez grisant. C'est une salle qu'on a fréquentée à de très nombreuses reprises en tant que public, donc le faire maintenant en tant que tête d'affiche, c'est...
Ben : Une sacrée récompense.
Etienne : C'est clair ! Encore plus que les Eurockéennes. Hier, les gens sont venus voir AqME. Tu peux pas savoir à quel point c'est grisant de faire cette salle, chez nous à la maison. C'est le kif absolu.
 
Que pouvez-vous dire sur la préparation de votre troisième album ?
Etienne : Là, on a la trame du disque, on sait dans l'ensemble à quoi il va ressembler. Musicalement, ce sera moins dissonant, on revient à des riffs assez dynamiques et lourds. C'est moins rapide que Polaroïds et Pornographie, on revient à quelque chose d'assez mid tempo.
Ben : On essaiera d'axer ça plus sur les riffs. Polaroïds et Pornographie était plus axé su la dissonance.
Etienne : On va essayer de contrebalancer cette densité au niveaux des riffs et de certains beats qui sont vraiment très compacts. Il y aura pas mal de plages instrumentales assez planantes, qu'on utilisait déjà avant mais là, on va tirer plus loin. Encore plus que sur Polaroïds et Pornographie. On aimerait entrer en studio soit au mois de mai, soit juste après l'été, faut voir. Mais cette fois on ne va partir que cinq semaines en gros.


Vous allez donc repartir ? En Suède encore une fois ?
Ben : Franchement, on ne sait pas encore. En tout cas, ce ne sera pas à Paris. Ce sera en
Suède, en France ou ailleurs. Pour l'instant on cherche, mais pas à Paris. On n'a pas envie d'enregistrer à Paris et de rentrer à la maison le soir. On ne veut pas voir trop de gens, on a besoin de s'immerger complètement dedans.

(Koma vient d'arriver)

Vous avez besoin d'être entre vous, ambiance colonie de vacances ?
Ben : (rires). Euh, ouais c'est vrai, ça fait un peu colo. Qu'est ce que tu en penses Koma (rires) ? On ne veut pas avoir l'impression d'aller travailler au bureau en fait.

Donc fin 2005, le troisième album tombe dans les bacs ?
Etienne : Voilà, on voudrait que ce soit fait en 2005. Ça dépendra aussi des maisons de disques. S'ils ont d'autres projets à bosser, ils ne peuvent pas sortir deux disques le même mois. Donc c'est normal de voir en fonction de leur timing aussi. Mais nous on aimerait bien sortir un truc à l'automne 2005, au plus tard début 2006, ça c'est sûr. Donc moins de deux ans, comme d'habitude.

Avec une tournée dans la foulée.
Etienne : Voilà (rires). Et après on se repose.
Ben : Je pense qu'on fera moins de dates sur la tournée du troisième, mais on fera quand même quelque chose de plus dense. Comme ça on fera le quatrième album sept mois après (rires).

Non, d'abord tu sors un Best Of !

Ben : Oh non ! Surtout pas (rires) ! Tu vois faut aussi prendre son temps pour d'autres choses. On aimerait faire un DVD, une belle captation. Quelque chose de plus roots, qui retracerait nos deux ans.

 


Et si on parlait d'autres choses ?


AqME au Terminal Export à Nancy, le 08/10/2004




Premier et dernier choc musical ?
Etienne :
Le dernier, c'est Neurosys. C'est un groupe, comment dire... post hardcore très ambiant avec des titres très longs, parfois calmes, parfois énervés. C'est un groupe que je connaissais mais je n'arrivais pas à rentrer dedans et à apprécier, et d'un coup il y a eu un déclic. Le tout premier, c'est Supertramp quand j'avais 6 ans. Ça m'a passionné. Supertramp, c'était et c'est toujours un groupe génial. De superbes chansons pop, un grand groupe des années 70.
Ben :
Moi, le premier truc que j'ai écouté en marge des autres, c'était le deuxième album de Faith No More. Et des trucs de Fishbones aussi ! Alors lui, c'est le tout premier, j'ai été le chercher loin celui-là (rires). Et puis Nirvana, les Red Hot. Le dernier, c'est un groupe qui s'appelle Milligramme, qui n'existe déjà plus d'ailleurs. Je le connaissais vaguement de nom et j'ai découvert leurs deux albums l'année dernière et vraiment j'adore.
Etienne :
Sinon, le disque qui a changé ma vie, c'est un disque de Metallica A 11 ans j'ai écouté Master of puppets et je me suis mis à écouter du Hardrock.
Ben :
Un de mes premiers gros chocs, c'est quand j'ai vu le clip de Blind de Korn. Vraiment une grosse, grosse claque ! Ils ont tout compris.
Koma :
Pour moi, le premier, c'était A-Ha. Quand j'étais gamin j'étais un gros fan de ce groupe, et encore maintenant. Non, ce n'est pas une blague ! Et le dernier, c'est un groupe obscure de Hardcore qui s'appelle Every Time I Die. Je suis passé par une grande époque Public Enemy aussi.

Ah oui,énorme le fossé entre A-Ha et Every Time I Die !
Koma :
Plus qu'énorme ! (rires)

Premier et dernier choc littéraire ?
Ben :
Le premier, c'est un Sac de billes de Joseph Joffo. Gamin, j'ai dû le lire 4 fois. Et le dernier, ben c'est un truc un peu con, c'est le Journal intime de Kurt Cobain. J'ai un peu honte mais c'est ça.
Etienne :
Le premier, je ne sais pas, mais y a un bouquin qui m'a passionné, c'est Ravage de Barjavel. Je l'ai lu au collège ou au lycée et je l'ai englouti en deux jours. J'aime bien les trucs de science-fiction et j'ai trouvé celui-là assez incroyable. Tiens, mon dernier c'est peut-être 1984 de Orwell.
Ben :
J'ai aussi eu une période Lovecraft avec les monstres (rires).
Koma :
Le premier, je ne sais pas trop en fait. J'ai commencé à lire du Molière à l'école parce qu'on nous forçait à le faire, mais j'allais jamais jusqu'au bout. Donc je les ai repris finalement très tard, vu que j'avais les bouquins et ça m'a bien plu finalement. En revanche, je suis un grand fan de Bernard Werber, mais de là à parler de choc... C'est plus des phrases dans pleins de bouquins. Je peux te citer aussi American Psycho de Bret Easton Ellis.
Ben :
En tout cas c'est Koma qui lit le plus parmi nous.
Etienne :
Moi, je ne suis pas un grand lecteur, j'ai surtout pas mal de bouquins en court (rires). Et puis des fois, ça me prend comme ça et je vais te lire deux livres dans la foulée. L'année dernière dans le camion, j'ai lu un bouquin sur l'Histoire de l'Art. Ça me faisait marrer de lire ça. Comme j'y capte rien à la peinture, j'ai essayé de comprendre ce qui s'était passé ces 600 dernières années ! Et j'ai compris un peu ! (rires)

Passe-temps favori et obligation qui vous insupporte au plus haut point ?
Etienne :
Mon passe-temps favori ? Ben c'est la musique (rires) ! En écouter, en jouer, en composer et à part ça....
Ben :
Attends, y a bien un truc que t'aimes faire !
Etienne :
Le sexe (rires) !
Ben :
Et t'aimes jouer avec ton chat aussi !
Etienne :
Oui, c'est vrai. Sérieusement, j'aime particulièrement sortir avec mes amis. Aller boire un verre avec mes potes tranquillement à Paris après une semaine de concerts, c'est très agréable. Concernant ce que je déteste faire, je dirais l'administratif. Faire les papiers, c'est insupportable : les déclarations Assedic, d'ailleurs j'ai oublié de la faire (rires). Mais encore plus que l'administratif, ce que je hais au plus haut point, c'est les mondanités ! J'en ai rien à foutre d'aller dire bonjour à des gens parce qu'il faut les connaître et faire semblant qu'on est super potes. Je ne supporte pas ça !
Ben :
Moi, j'ai deux grosses passions. Les jeux vidéo et le tennis. Les jeux vidéo c'est vraiment un drame parce que j'y passe beaucoup de temps.

Et alors en tournée, tu te déplaces avec ta console ?
Ben :
J'ai une Game Boy SP mais j'essaie de pas trop ramener la Playstation II parce que ça me coupe vachement et j'ai tendance à aller à l'hôtel pour jouer. Pour moi, c'est vraiment un truc pour être tout seul, mais j'aime aussi jouer avec les copains. En ce moment je joue à Burnout 3 et j'attends Pro Evolution Soccer 4, un jeu de foot. Normalement il sort la semaine prochaine, je suis très pressé. Ce que je déteste faire, c'est étendre le linge, aller aux Assedic j'aime pas trop non plus. La vaisselle c'est une horreur aussi, du coup avec ma copine on a acheté un lave-vaisselle ce qui n'est pas nécessaire puisqu'on est que deux, mais on a trop horreur de ça (rires).
Koma :
Moi, je suis comme Ben, j'aime les jeux vidéo et je passe beaucoup de temps sur mon Mac et sur Internet. Et ce qui m'emmerde royalement, c'est d'être obligé de faire quelque chose. Aussi bien d'être obligé d'aller me coucher que de devoir aller dire bonjour à la dame.
Etienne :
J'aimerais rajouter un truc que j'aime ! C'est ma passion pour les DVD de vieux films. Je n'achète quasiment aucun DVD de films récents. Les vieux films, je trouve que tu peux les regarder plus souvent que les films actuels.

Votre héros ? Et le personnage que vous exécrez ?
Etienne :
Alors de toute manière, mon héros, ce sera un musicien. Je dirais le batteur de Slayer, Dave Lombardo. Et le personnage que je supporte le moins ? Euh... Je vais réfléchir et laisser répondre les autres.
Ben :
La personne que j'admire le plus, c'est mon père. Quant à celle que je supporte le moins, ça dépend des jours. Des fois c'est moi... Euh... je vais réfléchir aussi.
Koma :
Moi je dirais Gandhi pour mon héros et celui que je déteste le plus, c'est Damien Saez. Ou Lelay peut-être. Entre les deux, je ne sais pas trop.
Ben :
Je n'aime pas Fogiel moi.
Etienne :
Ah oui, moi aussi je l'aime pas celui-là (rires) !
Ben :
Il coupe la parole aux gens ! Moi ça m'énerve quand il fait ça ! Même si ses questions sont parfois pertinentes, cette manière de toujours couper la paroles aux gens, ça m'exaspère ça ! J'ai envie de faire tomber ma télé ! Alors que je trouve Guy Carlier génial.
Etienne :
Je crois que les frères Gallagher d'Oasis sont des mecs qui mériteraient de se faire entarter ! Ils sont tellement fiers d'avoir été bons au moins pendant un moment ! Mais ils mériteraient de se prendre une bonne tarte à la crème dans la gueule...
Ben :
Dans mes héros, il y a aussi le guitariste des Red Hot. Il a vraiment un jeu fin. Le guitariste de Black Sabbath aussi.

Ma prochaine interview, c'est la Ruda la semaine prochaine. Est-ce que AqME aurait une question à leur poser ?
Koma :
Pourquoi êtes-vous si heureux (rires) ? Pourquoi faites-vous des trucs aussi joyeux ? On les connaît un peu, on est souvent sur les mêmes festivals et on est vraiment deux groupes aux antipodes. Nous on est assez tristes et déprimés et eux ils sont toujours heureux. On a du mal à comprendre comment ils font pour être si festif. Enfin bon, on n'est pas dépressifs non plus, on s'enferme pas dans nos loges (rires) ! D'ailleurs faudrait qu'on demande pour les prochains concerts que les salles repeignent leurs loges en noir.
Ben :
Moi je leur demanderais quand est-ce qu'ils ramènent leur propre light ou leur propre table de mix ?
Koma : Ils les avaient ramenés (rires)
Ben :
Bon ben alors quand est-ce qu'ils ramènent leur loge ? (rires)

Ça veut dire quoi ?
Ben :
Ils comprendront (rires).



site officiel du groupe : http://www.aqme.com


Depuis le début de la tournée en avril 2004, AqMe remplit les salles, la plupart des concerts étant soldout. De là à parler de "phénomène AqMe", il n' y a qu'un pas. Des fans du groupe, angoissés à l'idée de ne pas pouvoir être devant la scène, sont présents depuis midi devant les portes. Saisir au plus près l'intensité du spectacle. Guillaume, Marine et Sophie, un paradoxe. Fervents admirateurs du groupe, leur émotion et leur impatience sont telles qu'ils peinent à trouver leurs mots quand ils évoquent AqME. Ils les aiment, mais trouver les mots justes qui collent au plus près de ce qu'ils ressentent est un dur labeur. Subjugant. Lorsque le camion d'AqME arrive, on est à la fois étonnés, touchés et amusés face au comportement des fans de la première heure. Sentiments partagés que nous confirmera Etienne plus tard, lorsque l'on abordera cet engouement qui se fait autour d'AqME et cette sensation de voir un public les attendre (et c'est peu dire) 8 heures avant l'ouverture des portes. . "Ce qui compte, c'est pas le nombre de personnes qui sont aux concerts, mais la motivation du public. Dans le Nord Est c'est le meilleur public à mon avis donc ça va être bien chaud. Tous les groupes de Métal disent que c'est dans le Nord Est qu'ils trouvent leur meilleur public" explique Marine. AqME, un groupe de Métal ? "Non, c'est vrai qu' AqME, c'est ni du Métal, ni du rock, c'est du AqME".
Passionnés, au bout d'un moment, les 3 jeunes gens ne sont pas avares de commentaires et compliments à l'égard du groupe. Parlant de Polaroïds et Pornographie, les mêmes jugements reviennent: "un meilleur son", "des textes toujours aussi beaux", une patte AqME intacte.
Ce qu'ils attendent du groupe ? Marine explose : "Qu'ils restent les mêmes ! Quand on les voit en concert, ils sont très abordables, ils sont humbles. On ne leur trouve aucun défaux. On attend impatiemment leur prochain album, on voudrait surtout qu'ils ne s'arrêtent jamais, qu'il n'y ait pas de break. Je les aime tous les 4, je les idolâtre presque". "On aimerait aussi un DVD", rajoute Guillaume. "J'en ai entendu parler, j'espère que ça se fera vite. Et comme dit Marine, ce que j'attends d'eux, c'est qu'ils ne s'arrêtent pas. On sera toujours derrière eux". Mot de la fin à Marine : "Continuez à nous donner des nouvelles de vous AqME" !
 






le 09/10/2004
Julie Marchal