TOUT NANCY .COM

GAM : Gradus ad musicam


rechercher

La Grande Messe en ut à la cathédrale de St-Dié

Le GAM finit l'année Mozart en beauté à Saint-Dié

 

 

UN VŒU A EXAUCER - Dans une lettre à son père datée du 4 janvier 1783, Mozart fait allusion à la promesse qu'il avait faite d'écrire une œuvre sacrée s'il parvenait à épouser Constanze, qui était alors gravement malade. Lorsqu'il amena celle-ci à Salzbourg , en août 1783, il apportait avec lui la partition incomplète d'une messe répondant à ce vœu formulé, semble-t-il, lors des jours difficiles qui avaient précédé son mariage : "J'ai véritablement fait cette promesse dans mon cœur, et j'espère bien la tenir. [...] Comme preuve de la réalité de mon vœu, j'ai la partition de la moitié d'une messe et qui donne les meilleures espérances."
UNE ŒUVRE CULTE DU PATRIMOINE MUSICAL - La Grande Messe en ut mineur constitue, avec le Requiem, le sommet de la musique religieuse de Mozart, et l'un des points culminants de toute sa production.
La première exécution de l'œuvre inachevée a lieu le 26 octobre 1783 à l'église Saint-Pierre de Salzbourg avec Constanze dans la partie de soprano solo. N'ayant pu terminer son travail à temps, Mozart emprunte quelques airs à des messes antérieures, et cette messe, commencée depuis longtemps, demeurera à jamais incomplète: Kyrie, Gloria, Sanctus et Benedictus. L'Agnus Dei manque tout à fait et le Credo n'offre qu'un début fragmentaire. Apparemment, Mozart ne redonna jamais la Messe en ut mineur, et ne se remit donc jamais à y travailler. Toutefois, en mars 1785, il arrange le Kyrie et le Gloria avec de la musique additionnelle, pour en faire l'oratorio italien Davidde penitente.

CONSTANZE MOZART - Mozart fit la connaissance de Constanze Weber à Mannheim en 1777, mais il tomba d'abord amoureux de sa sœur Aloysia. En 1781, Mozart retrouva la famille Weber à Vienne, où elle s'était entre-temps installée. Aloysia s'était mariée. Mozart habita quelque temps chez les Weber et épousa Constanze le 4 août 1782. Son père Leopold était hostile à ce mariage et à la famille Weber en général. Il la trouvait terne, fade et superficielle, et donc indigne du génie de Wolfgang, qui, lui, était follement amoureux d'elle et le resta - sa correspondance en fait foi - jusqu'à sa mort en 1791.
Constanze était une musicienne de grand talent. Elle interpréta la partie de soprano 1 dans la Grande Messe en ut composée pour elle et chanta donc notamment l'Et incarnatus est, l'un des morceaux les plus poignants jamais composés par Mozart. Elle mourut en 1842, après avoir œuvré pour le rayonnement du génie prématurément disparu.

UN JOYAU DE L'ARCHITECTURE RELIGIEUSE : LA CATHÉDRALE DE ST-DIÉ-DES-VOSGES - C’est en 669 que le moine Déodat fonde l’église Saint-Maurice à l’emplacement actuel de l’ensemble composé de la “petite église”, du cloître et de la cathédrale. Détruite de nombreuses fois par le feu, la grande église fut reconstruite au XII° siècle. Le chœur et les transepts furent bâtis de la fin du XIII° au début du XIV° siècle. La façade classique fut édifiée par Giovanni Betto de 1711 à 1714. En 1777, la collégiale devient cathédrale.
En 1944, elle fut hélas dynamitée par les Allemands, mais heureusement la magnifique façade du XVIII° fut préservée. Reconstruite à l’identique, elle reçut un nouveau mobilier et fut à nouveau consacrée en 1974. Au milieu des années 1980, des vitraux modernes non-figuratifs furent réalisés sur les dessins d’artistes contemporains réputés.

Photo : http://vosges.orgues.free.fr/
Ce magnifique site consacré à l'orgue présente une chronique de la Cathédrale de St-Dié-des-Vosges.

LAURE BAERT, UNE SIRENE A L'OPERA - Laure BAERT est l'une des artistes préférées du GAM. Elle se produira dans la Grande Messe en ut à St-Dié avec Célia PIERRE. Un duo qui promet de belles émotions.
Originaire de Lille, Laure BAERT est installée à Nancy depuis 8 ans. Elle étudia le chant au CNR de Nancy dans la classe de Christiane Stutzmann : elle y reçut la médaille d'or et le prix de perfectionnement à l'unanimité ainsi que les premiers prix de formation musicale et d'analyse. En 2003, elle fut " Voix d'Or Opéra " au Concours National des Voix d'Or à Metz et s'illustra dans diverses productions d'opéra à Nancy, Metz, Caen, Reims, Rennes et Bordeaux entre autres : " Jakob Lenz " de Rihm, " Didon et Enée " de Purcell, " Un Ballo in Maschera " de Verdi, " Carmen " de Bizet, " Iphigénie en Tauride " de Gluck, " L'Elixir d'Amour " de Donizetti, " Vénus et Adonis " de Desmarets et " Il mondo della luna " de Haydn à l'opéra de Nice.
Laure BAERT se produit en outre abondamment dans le répertoire de musique sacrée : Schütz, Bach, Charpentier, Mozart, etc., et consacrera le début 2007 en grande partie à approfondir un répertoire de musique de chambre centré sur Mozart, Schubert & Spohr et donnera des récitals.
Laure va régulièrement puiser dans la nature l'énergie qui lui permet de captiver ses auditeurs/spectateurs. Plus mer que montagne, plus sirène que walkyrie, sa pétulance naturelle la pousse à aimer le mouvement, le clapotis de l'eau qui rêve au soleil, le flot des vagues toujours renaissantes. Elle aime la vivacité poétique des films de Roberto Benigni, La vie est belle, Un tigre dans la neige, Pinocchio. La sirène est bien sûr friande de poissons, mais elle adore aussi le fromage sous toutes ses formes , même les plus inattendues, par exemple le mariage improbable du roquefort et du brocoli.
Elle chante actuellement à l'Opéra de Montpellier dans " l'Elixir d'Amour " et sera le 10 décembre à St-Dié-des-Vosges avec le GAM.

Pour en savoir plus sur Laure Baert, veuillez cliquer ici

PLENITUDE ET RECUEILLEMENT POUR LE REQUIEM DE FAURÉ - Le merveilleux Requiem de Fauré a encore une fois produit son effet. Gradus Ad Musicam, invité par l'Association des Amis de l'orgue de Gerbéviller, avait mis tout en oeuvre pour servir cette musique paradisiaque qui incarne à merveille la paix, le recueillement et la spiritualité. Ce concert a bénéficié de l'excellente acoustique de l'église St-Etienne, qui met aussi bien en valeur les voix et les instruments et mériterait de ce fait d'accueillir plus fréquemment des concerts choeur & orchestre. Cette soirée a bien sûr mis en exergue l'enfant chéri de Gerbéviller, l'orgue Cavaillé-Coll, bichonné et chouchouté par l'Association, grâce aux organistes Mickaël Parisot (Concerto pour orgue & orchestre BWV 1052 de J. S. Bach) & Marie-Louise Martin (Requiem de Fauré), qui ont servi cet admirable instrument avec panache & délicatesse. Ce concert a donné lieu à un article fort élogieux dans l'Est Républicain.

Pour lire l'article de l'Est Républicain, veuillez cliquer ici.
Pour en savoir plus sur l'Association des Amis de l'orgue de Gerbéviller, veuillez cliquer ici.

CARMINA BURANA 3 - Les CARMINA BURANA sont essentiellement rédigés en latin. Est-ce à dire que les goliards parlaient latin entre eux ? Les langues vernaculaires, c'est-à-dire les parlers et patois locaux, étaient extrêmement divers, de sorte qu'une langue commune était fort nécessaire pour des gens comme les goliards, qui pratiquaient le vagabondage intellectuel à travers toute l'Europe. Le latin s'imposait par tradition et nécessité, puiqu'il était la langue véhiculaire de l'Eglise, institution incontournable dans l'Europe du Moyen Âge. La langue latine était donc employée par tous les clercs de la Chrétienté occidentale, essentiellement comme langue écrite ou liturgique, mais aussi comme langue d'enseignement dans toutes les universités d'Europe. Les goliards étant un mouvement intellectuel de dimension européenne, il allait de soi qu'ils s'exprimassent en latin pour être compris de leurs pairs. Il est donc vraisemblable que les zazous médiévaux "causaient latin" entre eux si nécessaire, en plus de leur langue maternelle. Le latin, langue de pouvoir et de culture depuis l'Empire Romain, devint ainsi le vecteur de la contestation goliardique.

Les latinistes curieux peuvent lire les Carmina Burana en intégralité sur le site de la Bibliotheca Augustana en cliquant ici

Gilles HERBILLON, trompettiste, chef d'orchestre, compositeur, directeur du Conservatoire de Musique de Troyes Cleaned=""

Gradus Ad Musicam poussait encore ses premiers balbutiements quand Gilles HERBILLON y vint souffler dans sa trompette. Il y fut d'autant mieux accueilli qu'il avait bien des affinités avec le directeur musical du GAM, François Legée, lui-même trompettiste de formation. Et il a beaucoup soufflé et trompeté, laissant au GAM un excellent souvenir à double titre : comme musicien hors pair et comme boute-en-train de premier ordre.

TROMPETTE DE LA RENOMMEE - Les trompettes de la renommée sont depuis longtemps bien embouchées pour ce grand professionnel de la musique, devenu directeur du Conservatoire National « Marcel Landowski » de la belle ville de Troyes et agitateur de projets musicaux, chef d'orchestre et compositeur.
Diplômé du Conservatoire National de Région de Nancy dans la classe de Dino TOMBA, il obtient en 1990 un premier prix de Trompette au Conservatoire National Supérieur de Musique de Paris,dans la Classe d'Antoine CURE. Parallèlement à la trompette, il étudie auprès de Désiré DONDEYNE la composition, l’analyse musicale et la direction d’orchestre. Il se produit régulièrement en concert, notamment avec l’organiste Michael MATTHES et l'ENSEMBLE DE CUIVRES DE CHAMPAGNE qu'il a créé en 2005.

UN PASSIONNE DE PEDAGOGIE ET DE COMPOSITION - Passionné de pédagogie, il enseigna la trompette à l'ENM de Roubaix et la musique de chambre à l'ENM de Tourcoing; il enseigne actuellement, à l'ENM de Troyes, la trompette, la musique de chambre et l'orchestre. Il est l’auteur de nombreux ouvrages édités, destinés aux élèves trompettistes de tous niveaux, ainsi que d’œuvres orchestrales (Orchestre Symphonique, Orchestre d’Harmonie), de musique de chambre et d’ouvrages lyriques. Parmi ses dernières compositions : "Carnaval de Venise" pour trompette et cordes, d'après Arban, dédié au trompettiste concertiste Guy Touvron; "Sonatine" pour trompette seule; "7 prières du Livre" pour soprano et piano; "Partita" pour flûte seule; "Intradaulos" pour bande de hautbois et bassons. Il compose actuellement un concerto pour trompette.

ZOUBIDETTE ET ZOUBIDA - Gilles HERBILLON a la trompette conviviale à d'autres titres. Certains gamistes se souviennent encore d'un voyage du GAM en Pologne pour les Jeux de la Passion. Le bus devant patienter un long moment à la frontière germano-polonaise au milieu de dizaines de bus et de camions, le roi de la trompette, soucieux du bien public et adepte de la joie de vivre, entreprit de rompre l'ennui général en mobilisant à lui tout seul la multitude des chauffeurs, des routiers et des passagers qui poireautaient dans les frimas désolés de la douane polonaise. La trompette impériale et vibrionnante, le roi des vents attaqua la Zoubida flamberge au vent, déployant tous ses talents de meneur d'hommes en se tortillant, se contorsionnant et dirigeant le chœur des voyageurs immobilisés qui se trémoussaient en reprenant dans toutes les langues cette entraînante rengaine : zou, zou, zou, zoubida. Et c'est le sourire aux lèvres que les zoubidistes pénétrèrent ensuite en Pologne en fredonnant la zoubidette, ce refrain chaleureux qui permit à Gilles Herbillon de passer à la postérité du GAM.

UNE TROMPETTE DANS LA TEMPETE - Il arriva à Gilles Herbillon d'avoir la trompette moins éclatante. C'est ainsi qu'en arrivant au Canada où le GAM et ses trompettes conquérantes s'en allaient donner quelques concerts, l'avion fut pris dans une furieuse tempête de neige qui l'empêchait d'atterrir. Et c'est là que, la troupe des gamistes faisant des ronds et des bonds à travers les nuages déchaînés, le roi des vents, la trompette flageolante, crut distinguer dans l'ouragan les trompettes tonitruantes du jugement dernier. L'avion finit tout de même par se poser dans la bourrasque, mais c'est sans tambour ni trompette ni zoubidette que le GAM, la mine décomposée, posa un pied tremblotant sur le sol canadien. Heureusement, la trompette reprit bientôt son allure altière et triomphante et Gilles Herbillon son parcours d'excellence.

On peut aisément prévoir qu'il poursuivra son ascension, poussé par sa passion pour la musique et son intérêt pour les jeunes musiciens qu'il a à coeur de former et de promouvoir. Et on imagine bien sûr aussi qu'il ne se privera pas de trompeter jusqu'à son dernier souffle. Si bien qu'il pourra inscrire sur son épitaphe : " Un quart d'heure avant sa mort, il trompetait encore ".

Pour consulter le site Internet de Gilles Herbillon, veuillez cliquant ici

Post-scriptum de Gilles Herbillon :
« De tout mon parcours, je retiendrai surtout les constants allers et retours que j’ai toujours pu réaliser entre conservatoires et pratiques amateurs, rencontres entre professionnels et amateurs, jeunes et moins jeunes. C’est grâce, je crois, à ce savant mélange que j’ai pu grandir si pleinement. Aujourd’hui, responsable d’un conservatoire, je sais jusqu’à quel point la tâche d’une telle institution ne peut suffire à l’épanouissement d’un musicien, et que la pratique amateur est une complémentarité bien précieuse. Malheureusement, et notamment dans le domaine symphonique, elle n’existe pas toujours à portée de main des étudiants.
Ainsi, je ne dirai jamais assez à quel point je suis redevable d’une partie de mon expérience au GAM et à tous ceux qui y œuvrent et y croient, à commencer bien sûr par François. Le souvenir des concerts et des tournées, entre autres du concerto d’Alexandre Aroutounian à la salle Poirel, est à présent indélébile et je souhaite à tous les jeunes qui rejoignent l’aventure du GAM d’en profiter au maximum. Aventure musicale mais aussi aventure humaine, saine et joyeuse, ambitieuse et un peu folle (tant mieux, j’aime ça), répondez à ceux qui vous diront qu’au GAM, on ne va pas de l’avant : « ouh, y’en a pas beaucoup par ici ! » (signé : la grenouille à grande bouche) ».

Les 25 ans du GAM

25 ans d'émotions


L'ABONNEMENT POIREL 2006-2007 Cleaned=""
     • Johann Sebastian BACH : Oratorio de Noël - Lundi 18 décembre 2006, église St-Léon, Nancy

     • Marcel KHALIFÉ, Abdallah AL-MASRI : Arabesques - Vendredi 19 janvier 2007, salle Poirel Nancy

     • Carl ORFF : Carmina Burana - Dimanche 18 mars 2007

     • Francis POULENC : Bal Masqué / Erik SATIE : Geneviève de Brabant - Mardi 24 avril 2007, salle Poirel Nancy

     • Ludwig van BEETHOVEN : Concerto pour violon, Le Christ au Mont des Oliviers, Meeresstille und glückliche Fahrt - Samedi 2 juin 2007, salle Poirel Nancy

Abonnement standard : Bach - Khalifé - Poulenc/Satie - Beethoven
Tarifs 49 euros (normal) 40 euros (réduit) - Option Carmina Burana au Zénith + 15 euros

Pour en savoir plus sur la programmation 2006-2007, veuillez cliquer ici
Pour en savoir plus sur l'abonnement saison 2006-2007, veuillez cliquer ici

Les billets sont en vente dès maintenant :

BACH - CARMINA BURANA :
  • Magasins Fnac : 0 892 68 36 22 (0,34€/min) - www.fnac.com - Carrefour - Géant
  • Réseau TicketNet : 0 892 390 100 (0,34€/min) - www.ticketnet.fr - Virgin / Auchan / Leclerc / Cora / Cultura

KHALIFÉ - POULENC / SATIE - BEETHOVEN :
  • salle Poirel 03.83.32.31.25
  • Magasins Fnac : 0 892 68 36 22 (0,34€/min) - www.fnac.com - Carrefour - Géant

Prochains concerts :

 

PROCHAINS CONCERTS DU GAM Cleaned="" :

• FOISON D'AMOUR A L'OPERA - MOZART, OFFENBACH, BELLINI, etc. Un ardent foisonnement de chants d'amour & de désamour en solo, duo, chorisssimo.
Célia Pierre, soprano
Christophe Gay, baryton
Direction : François LEGÉE
      jeudi 30 novembre 2006 - salle Montrichard, Pont-à-Mousson

Pour en savoir plus sur Foison d'amour, cliquez ici.

• GRANDE MESSE EN UT - Wolfgang Amadeus MOZART
      dimanche 10 décembre 2006 - Cathédrale de Saint-Dié-des-Vosges
Chœur & orchestre Gradus Ad Musicam
Laure Baert, soprano
Célia Pierre, soprano
Christian Chenille, ténor
Christophe Gay, baryton
Direction : François LEGÉE

Renseignements et réservations :
ESPACE GEORGES SADOUL
26-28 Quai Carnot
88100 Saint-Dié-des-Vosges
Tél. 03 29 56 14 09
Tarifs : 22 euros, 20 euros, 11 euros, famille 55 euros

Isabelle Chalumeau (écrivain public)

ZAZ-ECRITOIRE

BP 30125

54715 LUDRES

Tel : 06.70.35.05.76

courriel : isabelle.chalumeau@wanadoo.fr et ichalumeau@free.fr

Sites : www.toutnancy.com/toutecrire et http://ichalumeau.free.fr 

 

( sources pour ce reportage : www.gradus-ad-musicam.com )