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Camille


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20H45, un mardi soir d’octobre…La salle Poirel est comble…Applaudissements…premiers frissons…La lumière s’éteint…Silence…La voilà…C’est Camille, petit oiseau à plumes blanc… Avec la sortie de son nouvel album le Fil, Camille poursuit son rêve et nous dévoile encore une parcelle de son univers féerique. Dans son premier disque le Sac de filles, elle illuminait déjà, de sa voix suave, la nouvelle scène française. Elle y décrivait avec humour et sensualité la complexité des rapports amoureux, jouant avec les styles (folk, bossa, soul, electro) au gré de ses envies.
Dans le Fil, Camille nous surprend à nouveau, laissant libre cours à ses sensibilités artistiques emplies de poésie. Elle brise tous nos repères : un concept, une note, un « Si » coulant au fil des chansons. Ni les extravagances vocales (la rythmique est régulièrement structurée par un mixage de timbres de voix), ni la diversité des genres (influences africaines, tonalités américaines) ne sauraient rompre la délicate harmonie créée autour de cette simple note.
Un écran s’allume derrière elle et Majiker, son pianiste. La « Jeune fille aux cheveux blancs » danse avec un voile, étendue sur un fil. S ‘ensuit « Assise », illuminée d’une lumière rouge. Camille ôte ses plumes. Sur l’écran, des grimaces improbables de la belle. « Ta douleur » : Martin, son musicien, se transforme en Caliméro, arborant une coquille sur sa tête, une autre faisant acte de Jembé…Pendant ce temps, Majiker joue d’un miniaccordéon… Public conquis… Pour « vous », l’idée vient à Camille de chanter a capella…Lumières éteintes, seules deux bougies éclairent la salle…
Puis, petite flûte en plastique en guise d’ accompagnement : magistral ! Sur grand écran, image de Majiker et de Martin…Camille se transforme maintenant en danseuse africaine, descend de scène, avec son voile, parcoure et cours le long du couloir central de la scène. Revenue sur scène, la voilà debout sur une chaise, dos au public. Jeux d’ombres avec son corps… Version lancinante, nostalgique de « Elle s’en va »… Premiers éclats de rire du public : Camille nous demande de « faire le vent »…Nous ne sommes capables que de faire le « bruit d’une chasse d’eau » ! « Janine » arrive... Debout sur sa chaise, Camille et son sampler assurent la rythmique habituellement effectuée par Sly. Dimension originale, superbe ! Concerts de rots avec le public… Puis, elle dédicace sa chanson à un garçon qui lui parlait de son « Ex » toute la journée. Elle invite un Ex à Matthieu : elle appelle « Jean Marc », « Philippe », « Bruno », « Antoine » et « Julien » à venir sur scène et à danser…Un moment inoubliable grâce à « Bruno », dont le déhanché est inné…
On continue de rire avec une chanson intitulée « Je suis une fille »…On retiendra que Camille n’aime ni les drogues ni les matchs de foot, ni les collections Pannini, ni les jantes alu. On saura aussi qu’elle n’a jamais fait pipi dans le lavabo et qu’elle ne laisse pas la vaisselle plus de 4 jours. Et surtout, elle ne rétrécit pas à l’eau froide ! Pour un « Pâle septembre », elle nous offre une prestation piano…Majiker joue l’accordéoniste. Fin de la magie…le fil est coupé…Lumière… un article de : Maga