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Le reggae nancéien vous ravit...


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Le reggae nancéien vous ravit...

Le groupe Ravid'vour'voir nous accorde une interview exclusive. Si vous n'avez pas encore dansé sur leur musique, c'est que vous ne les avez encore jamais vu.

La page perso du groupe

Eglantine : Vous pouvez me parler un peu de vos influences et de ce qui définit le style Ravidvourvoir ?

Damien : En fait,  il y a eu plusieurs phases. Au début, on était essentiellement funk et variété internationale avec deux ou trois reprises reggae, mais quand on s'est mis à composer, notre premier morceau "y a des hauts et des bas", du reggae, a tout de suite fonctionné, autant entre nous qu'au niveau du public. Cela a été le déclic, et depuis on prend une tonalité de plus en plus reggae. Ça vient aussi de nos influences, à Ben et moi qui écoutons surtout du reggae.

Fred : Moi je n'en écoutais pas du tout. Mais j'y ai pris goût parce que c'est une musique chaude, agréable à  jouer qui provoque le smile sur le visage du public. Au départ, je suis plutôt basé variété internationale, rock. Ce sont eux qui m'ont fait découvrir le reggae et la funk.

 

D : C'est peut-être le fait que les compositeurs et les arrangeurs n'ont pas le même style qui créé l'originalité et la richesse de notre groupe, qui fait que notre reggae s'éloigne du son "roots", traditionnel.
Damien et Fred à la Cabane des brasseurs
 

E : Vous pouvez nous raconter comment tout a commencé?

F : On a bossé pendant quatre ou cinq mois pour monter le premier répertoire, essentiellement funk. Au fur et à mesure on a constaté que le public réagissait au moins aussi bien à nos compos, qu'aux reprises, ce qui nous a motivé. On a donc enregistré le CD, effectué différents départs à l'étranger avec le Club Med.
Sinon on a surtout joué dans le grand est de la France. On commence à avoir un petit clan qui nous suit à chaque fois. On a fait des concerts au Métro, à la Cabane des Brasseurs et au Terminal Export.

D : En juillet on est reparti au Club Med en Turquie, en août au Maroc. On s'est connus au M.A.I, on a décidé de jouer ensemble alors qu'on ne se connaissait pas encore tous très bien, mais maintenant j'aurais envie de les voir tous les jours, de faire la fête avec eux, de les voir pour des moments quotidiens qui n'ont rien à voir avec la musique.

E : Et vous êtes aussi bien accueilli quand vous jouez à l'étranger que dans votre région ?

F : En fait, étant donné que notre but est de montrer qu'on a envie de faire la fête, on est généralement bien accueilli. En arrivant, les gens comprennent tout de suite à qui ils ont affaire, ne serait-ce que par notre façon de nous habiller.

On est en salopettes, on essaie de créér le contact avec eux, de savoir ce qu'ils aiment comme musique. On commence en général par des morceaux que tout le monde connaît et qui font danser, comme les Doobie Brothers, Khézia Jones, James Brown, Bob Marley. Par contre, dans les endroits où on est un peu  connus, on a tendance à commencer par nos morceaux que les gens attendent.

Généralement, quand on commence à vingt et une heures trente, à dix heures moins le quart tout le monde danse.

Le concet du Péril Funk

E : Qu'est-ce qui vous a séduit dans le projet du Péril Funk ?

 

F : On a été séduit par la personne qui est à l'origine du projet, Alex (ndr : Spree Soul et Only Dreaming, Inocyb). Il est venu nous voir, nous a proposé de participer et on a tout de suite été emballés. On a trouvé son idée très bonne, et figurer sur une compilation qui présente ce qui se passe dans notre région nous a vraiment paru intéressant. C'est aussi cela la culture, montrer les groupes qui se produisent à droite et à gauche à Nancy, montrer qu'il y a des gens qui bougent et leur permettre de se rassembler autour d'une compilation et d'un concert.

E : Et quels sont vos projets immédiats, vos perspectives d'avenir ?

F : Notre but, c'est déjà réussir à vivre de notre musique, de la faire apprécier à un maximum de gens, de la faire accepter à des producteurs sans avoir à la changer. Mais l'essentiel pour nous, c'est de pouvoir rester ensemble, et nous-même. De continuer à être heureux d'aller sur scène et de donner du plaisir au public. Nous on aime arriver sur scène en tant que cinq potes qui prennent les instruments et s'éclatent avec les gens qui sont là, et ce bonheur là, il se ressent dans la musique.

E : Et votre album à vous, c'est pour bientôt ?

D : Mais cette fois, on n'a pas l'intention de le produire nous-même, on veut que quelqu'un nous fasse confiance et investisse sur nous. On l'a déjà fait, on a prouvé qu'on pouvait le faire, alors maintenant, avis aux amateurs.

 

E : Un dernier message pour nos cliqueurs ?

F : Le plaisir ! Qu'on a beau en avoir marre du boulot, de la télé et des factures, il y a un moment où il faut penser à autre chose, changer d'univers et profiter des moments agréables, de toutes les occasions de faire la fête et de se détendre.

 

La page perso du groupe

E. Guély