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Circonstances agroovantes


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Circonstances agroovantes
Après une répétition bien balancée, une bonne partie de la famille agroovante m'accorde une entrevue dans un petit café de la Vieille ville.

Circonstances agroovantes, c'est d'abord une histoire de famille. La mutation du guitariste et la naissance de sa petite fille avec Laurence, la chanteuse du groupe, ont provoqué un break d'un an pour le groupe, qui a pu profité des joies du pouponning. Sonie, la bassiste, est la soeur de laurence et depuis peu, Bernard, le batteur, est papa pour la seconde fois.

Nourris de nouvelles énergies, Circonstances Agroovantes repart de plus belle à l'assaut de la scène nancéienne.

Les influences très éclectiques des membres du groupe, qui vont du gospel au trash en passant par la fusion et le jazz, s'harmonisent pour se retrouver dans le courant funk et la création en langue française.

Eglantine : Vous pouvez nous rappeler comment tout a commencé ?

Cédric (chanteur) : Notre premier contact a eu lieu grâce au feu CMCN loisir où j'avais un groupe de hard rock et Eric un groupe de funk. On a commencé avec Laurence, Eric, Julien Weiss et Nicolas et au fur et à mesure le groupe a évolué avec nos rencontres. Sonie Antoine qui a fait le CMCN pro a remplacé Nicolas à la basse, et à l'armée on a rencontré les cuivres et un nouveau batteur qui s'appelait Grégoire Pépin. C'est à ce moment là que Circonstances Agroovantes a vraiment commencé.

On a eu la chance de faire le Ramdam et de gagner tout de suite alors que c'était un de nos premiers concerts. Après la mutation d'Eric à Longwy le groupe s'est un peu arrêté, on l'a remplacé notamment pour un concert au 24h de Stan. Et puis, on a rencontré Bernard qui a apporté une nouvelle énergie, il nous stimule au niveau des concerts et depuis qu'il est arrivé on l'appelle tous Papa... (rires)

Bernard


On aime bien se retrouver, répéter, faire des concerts. Avec la nouvelle équipe, on commence à bien tourner, les compos reviennent, et d'ici la fin de l'année on a l'intention d'aller en studios enregistrer la nouvelle compo, retravailler les anciennes et en créer d'autres si possible. Notre but, ce serait au moins de faire un CD huit titres .On a fait un CD de trois titres avec le Ramdam et on va essayer de bientôt retourner en studio pour enregistrer un nouveau titre qui s'appelle "La Technique du grand méchant loup".

E : Et pourquoi le funk vous reunit-il ?

Cédric : Ce qu'on aime surtout dans le funk, ce sont les énergies positives. On a fait une fête de la musique où des gens qui n'avaient jamais entendu de funk étaient venus nous voir pour nous demander d'où venait cette musique qui donnait vraiment envie de danser. D'ailleurs, les restaurateurs nous avaient surnommés les "boucheurs de rue", tellement il y avait de monde. Il pleuvait à mort, et les gens dansaient devant, ils sautaient et si on avait pris une photo au ras du sol , on aurait vu les pieds en l'air... Ce qui est important bien au-delà de la musique, c'est toujours cette complicité qu'on a sur scène, et qu'on retrouve dans la vie, cette complicité c'est de l'énergie.

Laurence et Cédric

Eric (guitariste) : Ce qui est important, c'est qu'on essaie de se faire plaisir, c'est la principale des choses.

E : Comment avez-vous été amenés à participer au Péril Funk ?

Cédric : C'est Murielle (ndr : chanteuse dans Spree Soul) qui nous a contactés. Elle nous a parlé du projet d'Alex, nous a demandé si cela nous interressait et on a dit oui. Ce qu'il y a de bien, c'est de montrer la scène nancéienne, ce qui prouve qu'à Nancy il y a du monde qui bouge. C'est juste dommage qu'il n'y ait pas plus d'endroits où on puisse jouer, parce qu'à la longue, la diversité risque de s'appauvrir. Nancy est une ville très musicale, avec le M.A.I, L'Eman, de nombreux groupes... Et c'est dommage qu'il n'y ait pas plus d'initiatives comme celle d'Alexandre pour faire jouer les groupes, et emmener les autres dans leur sillon.


le concert du Péril Funk

E : Et qu'elles sont vos activités à coté du groupe ?

Eric : Je suis professeur des écoles.

Bernard (batteur) : Je suis technicien informatique, fonctionnaire à la faculté des sciences. Je joue à l'Harmonie de Vandoeuvre, je fais aussi du jazz avec mon frère au conservatoire de Metz une fois par mois. On a fait du rock, du hard, du reggae, de tout en fait comme style. J'avais toujours eu envie de jouer de la funk. Quand j'ai écouté, j'ai adoré et je me suis dit, tiens pourquoi pas un jour, je serais partant pour faire partie de ce groupe. J'ai appris que Greg les quittait alors j'ai saisi l'occasion.

Laurence (chanteuse): Je cherche à nouveau du travail après ces deux années à m'occuper de ma petite fille. J'ai fait de la communication, du commerce.

Guillaume (saxophoniste)

> : Je suis étudiant en licence d'anglais, j'ai l'intention d'être instituteur. J'ai fait du Big Band, de la Salsa dans un groupe pendant trois mois mais j'ai du arrêter parce que je n'avais pas le temps. J'ai fait aussi partie d'un quatuor de clarinette, qui est mon premier instrument.

Romain (trompettiste): Je suis en Deug à la fac de science. J'ai été en école d'ingénieur mais j'ai arrêté parce que cela ne me plaisait pas. J'aimerais bien travailler dans tout ce qui est son, studio, réintégrer une école après le Deug. J'ai aussi un groupe de trash sur Barleduc et j'organise des concerts par le biais d'associations.

Guillaume et Romain

Cédric : Je tiens un studio de photo avec mon père en Vieille ville. Un métier comme photographe permet de mêler le travail un peu rébarbatif de reportages, de photos d'identité etc... avec une recherche, une création les soirs ou le week-end. Et puis le groupe que je connais depuis quatre ans prend une part assez importante dans ma vie.

E : Et nos deux absents ?


Eric et Olivier
Cédric : Olivier est le clavier, il ouvre une pharmacie au bout d'une longue tractation de trois mois. C'est quelqu'un de très fort et de très méticuleux. Il fait partie des surdoués de la musique.

Laurence : Sonie a fait le CMCN pro avec succès. Elle a le groove, c'est elle qui apporte toute la puissance. Elle a fait pas mal de bals pendant quelques années avec des groupes professionnels. Elle a décidé de reprendre une formation dans l'environnement, parce que musicien professionnel c'est compliqué et cela ne rapporte pas beaucoup d'argent.

E : Et pour conclure, un message principal vous tient-il à coeur ?

Cédric : Le but du jeu, c'est de prendre un maximum de plaisir ensemble. La musique, c'est un loisir gratuit, et c'est intéressant de créer. Dans la vie, avec tout ce à quoi nous sommes confrontés, le mot d'ordre c'est d'être positif, parce que quand tu es bien avec toi-même, tu es bien avec les autres.

Bernard : Je constate que dans les nombreux groupes qui émergent le niveau est excellent. Le péril Funk en est une matérialisation, comme le tremplin de la chanson française à la MJC Pichon, de même qu'à Seichamps. J'aimerais bien dire aux autres groupes de continuer et que nous, on continuera avec eux.

Eric : Le plus merveilleux est de voir les gens qui dansent pendant un concert, et qui oublient tout à ce moment. C'est une débauche d'énergie canalisée à bon escient.

Laurence : C'est un échange. L'époque actuelle pose des problèmes de communication directe et quand on joue et qu'une émotion passe sans avoir été provoquée par aucun apppareil, c'est pur, c'est simple, c'est gratuit.

Laurence et Bernard

E. Guély