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Pulsamix


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Pulsamix

Une exploration des sons électroniques les plus durs...

Le NJP, dans sa ferme volonté de s'ouvrir à toutes les musiques, a fait découvrir au public nancéien, lors de la première soirée du festival, le hardcore. Cette musique électronique, surtout appréciée du milieu technophile underground, se retrouve portée sur le devant de la scène : la soirée « Pulsamix » s'est passée au Zénith. Surprise des afficionados : le lieu, inhabituel pour ce genre de fêtes (ça change des vieilles usines !), a permis de faire dans la démesure... Deux écrans géants, un light-show des plus impressionnants et un plateau de 6 DJ's : 9 heures de musique non-stop garanties ! DJ Keta
DJ Joker

Le hardcore souffre d'une réputation de « méchant garçon ». A voir le public appréciant ce genre de musique, on est un peu rassuré : la moyenne d'âge oscillait aux alentours des 17 ans. « On est pas sérieux quand on a 17 ans... ». On est dans le milieu technoïde des plus à la mode : piercings, fringues moulantes et cheveux décolorés... Rien de plus trivial : une rave classique!

Mais les choses commencent à se corser quand le premier DJ arrive sur scène. Le show sonore peut commencer. Hardcore - la branche la plus dure (hard-) de la musique électronique - un mot qui fait peur ! Le rythme approche des 230 BPM (Battement Par Minute). Quand on sait que le niveau des PBM de la Trance est de 140, on a compris. Ca va très vite ... et très fort. Aucun problème pour ressentir la musique : le sound system, gonflé au maximum, crache les sons... et le public vacille dans le souffle. Une tempête sonore ! A voir les corps des « pulseurs » se déchirer sur les rythmes, on se demande à quoi ils pensent, ou à quoi ils peuvent bien penser.

DJ 69 dB
Manu le Malin

 

« On est là pour faire la fête : on pense plus à nos problèmes... C'est samedi et on s'éclate ! » m'explique un danseur. C'est vrai qu'ils vivent vraiment pour la musique : ils sautent dans tous les sens, sans dessus dessous. Et si le DJ commence à traîner sur un disque, il a immédiatement droit à une huée généralisée. C'est DUR comme milieu !

Dj Imminent
green piou-piou

Quand la musique tape trop fort, il est possible d'aller s'aérer les méninges dans le hall. Buvette, restauration et... un étonnant chill out. L'association Green Piou-Piou s'est aménagée un petit squatt sympa dans cette ambiance survoltée. Ici, rien d'électronique. Ils sont venus avec leurs djembés et leurs esprit festif "à l'ancienne". "On est une bande de copain, on fait de la musique... Quand on a entendu parler d'une soirée hardcore, on s'est dit qu'il fallait y aller. L'idée est d'établir un endroit calme, reposant, pour que le public puisse se détendre en écoutant de la "bonne" musique" raconte Cédric.   Bon état d'esprit, non ?

La soirée, commencée à 22 h, va durer toute la nuit (69dB l'a clôturée vers les 7 heures du matin) : les DJ's se suivent sur la grande scène, enchaînant leurs sessions. Ils nous font partager leur exploration des sons électroniques les plus durs : les puristes ont apprécié. Pour les néophytes tels que moi, ça reste un peu répétitif ! Mais bon, ça n'engage que moi. D'ailleurs Adel, l'organisatrice, m'explique que " le public est chaud : ils dansent comme des malades. Les DJ's aussi : le son leur convient à merveille. Tout va bien... Il manque juste un peu de monde ".

C'est normal : il faudra du temps pour que les gens reconnaissent que c'est de la musique sur laquelle on peut vraiment s'éclater. Mais les temps changent, le NJP est là pour le montrer.

dj imminent

reportage Christophe Doebler